Fan­ny Ar­dant in­ter­prète une femme trans­sexuelle loin des pon­cifs

La Montagne (Vichy) - - Cinéma - Lo­la Pa­ter. Co­mé­die dra­ma­tique de Na­dir Mok­nèche (France-Bel­gique, 1 h 35).

« Lo­la Pa­ter », un film de Na­dir Mok­nèche, aborde la thé­ma­tique de la trans­sexua­li­té. Il y a 25 ans, Fa­rid de­vient Lo­la, in­ter­pré­tée par Fan­ny Ar­dant. Le ré­cit com­mence lorsque Zi­no, son fils, dé­cide de re­trou­ver son père, à la mort de sa mère.

Pour le réa­li­sa­teur, le plus im­por­tant dans ce film était « d’évi­ter les pon­cifs ». « Je vou­lais à tout prix m’éloi­gner des thèmes gé­né­ra­le­ment as­so­ciés aux trans­sexuels : l’ho­mo­sexua­li­té, la pros­ti­tu­tion, la drogue, le ca­ba­ret » ajoute­t­il.

Les retrouvailles entre Zi­no – joué par Tew­fik Jal­lab – et Lo­la dé­fient tout sché­ma tra­di­tion­nel par­tiar­cal. Cette ren­contre amorce les dif­fé­rentes phases psy­cho­lo­giques que le fils de­vra af­fron­ter pour ac­cep­ter le chan­ge­ment d’iden­ti­té sexuelle de son père. Dans un se­cond temps, l’in­trigue se fo­ca­lise sur l’ac­cep­ta­tion de l’aban­don de son père, lors­qu’il était jeune.

Confier le rôle prin­ci­pal à Fan­ny Ar­dant était une évi­dence pour Na­dir Mok­nèche : « M’est ve­nu aus­si­tôt le sou­ve­nir d’une sil­houette “masculine” dans un im­per­méable se pré­ci­pi­tant dans une rue sombre. C’était dans Vi­ve­ment di­manche ! que j’avais vu à sa sor­tie ».

Le scé­na­rio se dé­roule à Pa­ris et a été in­fluen­cé par l’es­thé­tique hauss­ma­nienne et les pas­sages. Non sans un clin d’oeil au réa­li­sa­teur Ch­ris Mar­ker, c’est dans cet uni­vers que Na­dir Mok­nèche a fait évo­luer ses per­son­nages.

IDEN­TI­TÉ. Un rôle rare.

ROAD-MOVIE. To­ny Gat­lif et son ac­trice Daph­né Pa­ta­kia.

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