Phare au som­met du géant des Dômes

A quoi servent les ins­tal­la­tions, dont l’an­tenne, im­plan­tées au som­met du puy de Dôme ?

La Montagne (Vichy) - - Région Actualité - Ré­mi Pi­ro­nin lo­cale@cen­tre­france.com

Du haut de ses 1.465 m d’al­ti­tude, le puy de Dôme do­mine la chaîne des puys. Calme d’ap­pa­rence, le géant des Dômes pos­sède, en réalité, une tête bien rem­plie.

Il est bien loin le temps où les plus scep­tiques as­su­raient que vivre au som­met du puy de Dôme pou­vait rendre fou. De­puis Émile Al­luard et son pro­jet d’ob­ser­va­toire de mon­tagne en 1869, le som­met du géant des Dômes s’est consi­dé­ra­ble­ment dé­ve­lop­pé et ac­cueille, au­jourd’hui, plu­sieurs struc­tures aux fonc­tions bien dif­fé­rentes.

som­met du puy de Dôme est un point de re­père, plus ou moins ap­pré­cié. Éri­gée en 1956, cette flèche de près de 100 mètres de hau­teur ac­cueille dif­fé­rentes res­sources de com­mu­ni­ca­tion au­dio­vi­suelles pour per­mettre la re­trans­mis­sion des programmes de France In­ter, de France 3 et de France Bleu. Un som­met qui est, au­jourd’hui, oc­cu­pé sept jours sur sept et vingt­quatre heures sur vingt­quatre. Cette oc­cu­pa­tion ex­plique que, lorsque la nuit tombe, de pe­tites lu­mières scin­tillent sur le crâne du géant. « L’an­tenne du puy de Dôme n’est pas, à pro­pre­ment par­ler, al­lu­mée la nuit, ex­plique Phi­lippe Morge, di­rec­teur du puy de Dôme Grand site de France. Il y a l’éclai­rage ré­gle­men­taire rouge cli­gno­tant comme pour tous point en hau­teur, mais il y a éga­le­ment des bâ­ti­ments de l’ar­mée et de TDF dont les équi­pe­ments fonc­tionnent en conti­nu et qui font l’ob­jet d’une sur­veillance constante. A l’image des phares sur le lit­to­ral, le puy de Dôme est oc­cu­pé par des agents qui veillent au bon fonc­tion­ne­ment des moyens de com­mu­ni­ca­ tion dans l’an­tenne. »

Beau­coup plus dis­crètes, deux ins­tal­la­tions de sé­cu­ri­té du mi­nis­tère de la Dé­fense et du mi­nis­tère de l’In­té­rieur sont éga­le­ment ins­tal­lées à proxi­mi­té pour la pro­tec­tion du dé­par­te­ment. À sa base aus­si, près du temple de Mer­cure, des ins­tal­la­tions tou­ris­tiques gé­rées par le Con­seil dé­par­te­men­tal du Puy­deDôme.

Et l’Ob­ser­va­toire phy­sique du globe de Cler­mont­Fer­rand, qui se nour­rit d’une his­toire riche de plus d’un siècle, hé­ri­tier di­rect de l’ob­ser­va­toire de mon­tagne ima­gi­né par le pro­fes­seur Émile Al­luard en 1869 et inau­gu­ré en 1876. Éle­vé au rang d’Ob­ser­va­toire des sciences de l’uni­vers (OSU) et cé­lèbre in­ter­na­tio­na­le­ment, l’OPGC est com­po­sé de deux la­bo­ra­toires de re­cherche qui exercent leur ex­per­tise aus­si bien sur les sciences géo­lo­giques que sur la phy­sique de l’at­mo­sphère.

Si, au­jourd’hui, le coeur du vol­can est bel et bien en­dor­mi, sa tête, elle, n’a ja­mais été aus­si ac­tive.

PHO­TO THIER­RY NI­CO­LAS

AN­TENNE. Au som­met du puy de Dôme, l’an­tenne de Té­léDif­fu­sion de France (TDF) scin­tille la nuit.

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