Le feu d’ar­ti­fice au­ra bien lieu

Pas d’an­nu­la­tion cette an­née pour le ren­dez­vous an­nuel

La Montagne (Vichy) - - Vichy Vivre Sa Ville - Mat­thieu Per­ri­naud mat­thieu.per­ri­naud@cen­tre­france.com Pra­tique. Le feu d’ar­ti­fice du 15 août se­ra ti­ré face à l’es­pla­nade du lac d’Al­lier, à 22 h 30, après un show nau­tique pré­vu à 20 h 30.

Le 15 août 2016, les Vi­chys­sois avaient été pri­vés de feu d’ar­ti­fice pour rai­sons de sé­cu­ri­té, dans un cli­mat mar­qué par l’at­ten­tat de Nice. Mais cette an­née, les berges de l’Al­lier ver­ront à nou­veau la nuit en cou­leurs.

Le 14 juillet 2016. À Nice, sur la pro­me­nade des An­glais, un ca­mion fou fauche des vies par di­zaines. Dra­ma­tique at­ten­tat ter­ro­riste, épi­centre d’un trau­ma­tisme na­tio­nal dont les consé­quences ne se font pas at­tendre. Par­tout, les col­lec­ti­vi­tés ren­forcent la sé­cu­ri­té. Et les ani­ma­tions es­ti­vales sont an­nu­lées les unes après les autres. Comme le feu d’ar­ti­fice du 15 août, à Vi­chy.

On ne connais­sait pas le ni­veau du risque

« Il faut se re­pla­cer dans les cir­cons­tances de l’époque. La dé­ci­sion avait été prise vers la fin juillet d’an­nu­ler le feu d’ar­ti­fice, pré­cise Pierre Der­vieux, di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices de la ville de Vi­chy. On était juste après Nice. On avait eu de longs échanges avec les ser­vices de l’État et de sé­cu­ri­té, et on était dans l’ex­pec­ta­tive. On ne sa­vait pas quelles étaient les consignes à suivre. On ne connais­sait pas le ni­veau du risque ter­ro­riste avé­ré, et on n’était pas prêts à se lan­cer dans la sé­cu­ri­sa­tion d’une telle ma­ni­fes­ta­tion, avec toutes ces in­con­nues. »

De­puis, la ten­sion est re­tom­bée, mais pas la vi­gi­ lance. Pour au­tant, cette fois, la ci­té ther­male a dé­ci­dé de jouer à nou­veau le jeu de l’ani­ma­tion po­pu­laire.

« On a eu qua­si­ment un an pour se pré­pa­rer, pour éva­luer la réalité du risque, et pour trou­ver des moyens de ré­pondre à ce risque, pour­suit Pierre Der­vieux. Comme pour le 14 juillet, vous avez tout un dis­po­si­tif, avec à la fois des obs­tacles phy­siques et des équipes “ter­rain” d’agents de sé­cu­ri­té, y com­pris en ci­vil, qui ont été dé­ployés afin de sé­cu­ri­ser au maxi­mum la ma­ ni­fes­ta­tion. Mais je ne m’éten­drai pas da­van­tage, car en ac­cord avec les ser­vices de sé­cu­ri­té, on ne com­mu­nique pas des­sus. »

Prag­ma­tisme

C’est donc le prag­ma­tisme qui ré­gi­ra, chaque fois, la dé­ci­sion mu­ni­ci­pale en ma­tière de grandes ma­ni­fes­ta­tions pu­bliques. « Sys­té­ma­ti­que­ment, au cas par cas, on a des réunions de sé­cu­ri­té avec la Ville, les ser­vices de l’État, les ser­vices de sé­cu­ri­té et les or­ga­ni­sa­teurs, comme par exemple pour la grande bra­de­rie. Nous au­rons chaque fois une ap­pré­cia­tion, du risque, de sa na­ture, et des me­sures que l’on peut mettre en place pour le li­mi­ter. »

AR­CHIVE

LU­MIÈRE ! Après l’an­nu­la­tion de 2016, le feu d’ar­ti­fice se­ra bien ti­ré cette an­née.

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