1 (2E JOUR­NÉE) PSG : Ney­mar pour­ra jouer à Guin­gamp

L’at­ta­quant pour­ra être ali­gné au Rou­dou­rou, de­main (21 heures)

La Montagne (Vichy) - - Sports -

Fin du sus­pense : après avoir man­qué le coup d’en­voi du cham­pion­nat face à Amiens en rai­son d’un do­cu­ment ad­mi­nis­tra­tif man­quant, la nou­velle rocks­tar du football fran­çais et du Pa­ris SG, Ney­mar, se­ra qua­li­fié pour le match de la 2e jour­née de Ligue 1, de­main (21 heures) à Guin­gamp.

e contrat de Ney­mar se­ra ho­mo­lo­gué dans l’après­mi­di, il pour­ra jouer di­manche » à Guin­gamp, a an­non­cé la Ligue de football (LFP) peu avant 13 heures, hier. Quelques mi­nutes plus tôt, c’était la Fé­dé­ra­tion (FFF) qui avait af­fir­mé avoir « re­çu » le fa­meux Cer­ti­fi­cat in­ter­na­tio­nal de trans­fert (CIT), né­ces­saire pour que la star bré­si­lienne puisse évo­luer sous ses nou­velles cou­leurs.

C’était l’ab­sence de ce CIT, qui de­vait être dé­li­vré par la Fé­dé­ra­tion es­pa­gnole (RFEF), qui avait em­pê­ché l’at­ta­quant de 25 ans de dé­bu­ter dès la se­maine pré­cé­dente, face à Amiens. Après avoir été pré­sen­té en grande pompe par le PSG au Parc des Princes, il avait dû re­ga­ gner les tri­bunes pour suivre la ren­contre.

Pour­quoi ce laps de temps ? La Fé­dé­ra­tion es­pa­gnole ex­pli­quait at­tendre le feu vert de l’an­cien club de Ney­mar, Bar­ce­lone. Le­quel di­sait at­tendre que l’ar­gent de la gi­gan­tesque clause li­bé­ra­toire de Ney­mar, 222 mil­lions d’eu­ros, ait bien été vi­ré sur son compte en banque pour au­to­ri­ser la transmission de ce do­cu­ment.

Ven­dre­di ma­tin, une source au sein de l’an­cien club du Bré­si­lien, le FC Bar­ce­lone, a dé­cla­ré que « le Bar­ça a re­çu et en­cais­sé le chèque et par consé­quent à par­tir de main­te­nant il met en route les dé­marches de trans­fert » du joueur. Un feu vert ini­tial qui a en­fin mis un terme à l’im­bro­glio ju­ri­dique.

L’ai­lier bré­si­lien se­ra donc dis­po­nible pour jouer de­main contre Guin­gamp. D’au­tant plus qu’il est « prêt phy­si­que­ment pour jouer toutes les mi­nutes », a dé­cla­ré hier son en­traî­neur Unai Emery. « Nous vou­lons tous qu’il soit dans le onze parce que c’est un joueur dont nous avons be­soin dans le groupe. »

C’est donc un sa­cré évé­ne­ment que s’ap­prêtent à vivre le stade du Rou­dou­rou et ses 17.000 places, toutes dé­jà ven­dues. In­ter­ro­gé par le quo­ti­dien Le Té­lé­gramme, le pre­mier, jeu­di soir, à avoir af­fir­mé que le CIT de « Ney » était sur le point d’être dé­li­vré, le pré­sident de Guin­gamp Ber­trand Des­plat a ain­si ex­pli­qué res­sen­tir « beau­coup de fier­té pour le club » d’être « au mi­lieu de cette ac­tua­li­té ».

La pré­sence de Ney­mar est aus­si une ex­cel­lente nou­velle pour le PSG et ses sup­por­ters, pour les dif­fu­seurs de la ren­contre, les ins­tances du football fran­çais et aus­si pour les spec­ta­teurs bre­tons qui ont pris leur billet pour la ren­contre.

Les seuls à ne pas se ré­jouir de la pré­sence de Ney­mar se­ront peut­être les dé­fen­seurs guin­gam­pais, qui risquent de pas­ser 90 mi­nutes stres­santes à sur­veiller la nou­velle mer­veille du cham­pion­nat de France, ses dribbles in­ar­rê­tables et ses éclairs de gé­nie.

Cô­té Bar­ce­lone, le gi­gan­tesque trans­fert de fonds n’est pas une in­for­ma­tion ano­dine au mo­ment où le club tente d’en­rô­ler, pour rem­pla­cer Ney­mar, le Bré­si­lien Phi­lippe Cou­tin­ho et le Fran­çais Ous­mane Dem­bé­lé. Or, leurs clubs res­pec­tifs, Li­ver­pool et le Bo­rus­sia Dort­mund, se montrent très gour­mands en in­dem­ni­tés de trans­fert.

Pour le PSG, la ques­tion la plus pres­sante est dé­sor­mais de sa­voir comment jouer avec Ney­mar. En 4­3­3, comme la sai­son der­nière, ce qui pous­se­rait l’Al­le­mand Ju­lian Drax­ler sur le banc ? En 4­2­3­1, sché­ma de jeu ap­pré­cié par Unai Emery mais of­frant peut­être moins de ga­ran­ties dé­fen­sives ?

Quel que soit le plan de jeu, la pre­mière ap­pa­ri­tion de Ney­mar sous le maillot pa­ri­sien se­ra en tout cas un évé­ne­ment qui de­vrait pro­fi­ter d’une vaste ré­per­cus­sion dans le monde. Et in­di­rec­te­ment, Guin­gamp aus­si. Même si, comme l’a rap­pe­lé Ber­trand Des­plat dans Le Té­lé­gramme : « Il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas ou vo­ler la ve­dette à ce­lui qui la mé­rite. »

PACTE. Unai Emery (à gauche) es­père voir en Ney­mar l’al­lié qui doit l’ai­der à ga­gner des titres.

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