Un cam­ping 100 % li­ber­tin en Au­vergne

La Ro­se­raie à Bru­gheas est le pre­mier éta­blis­se­ment du genre à avoir ou­vert en France en 2015

La Montagne (Vichy) - - Région Actualité - Ni­co­las Jac­quet

Gé­rard Vet­ter nous a ou­vert les portes de La Ro­se­raie. À Bru­gheas, dans l’Al­lier, ce cam­ping est en­tiè­re­ment dé­vo­lu aux va­can­ciers épris de li­ber­ti­nage.

De l’Al­lée des fan­tasmes, au Sep­tième ciel, en pas­sant par le Pe­tit bois co­quin… Les noms des sites qui ja­lonnent le cam­ping de La Ro­se­raie, à Bru­gheas, dans l’Al­lier collent par­fai­te­ment à l’es­prit de ce lieu dé­dié au li­ber­ti­nage.

Gé­rard Vet­ter et son épouse Fran­çoise ont re­pris ce cam­ping en 2014. Eux­mêmes li­ber­tins, ils ont dé­ci­dé d’ap­pli­quer leur mode de vie à l’éta­blis­se­ment dès la sai­son 2015.

« Un jeu »

« On ne trou­vait pas ce que l’on cher­chait, confie Gé­rard Vet­ter. Dans le sud, au Cap d’Agde, par exemple, il y a des cam­pings na­tu­ristes mais ce n’est pas la même men­ta­li­té. C’est l’ar­gent, le pa­raître. Nous, on veut un en­droit simple avec un ta­rif abor­ dable, ac­ces­sible à tous. »

Le cam­ping de La Ro­se­raie était, jus­qu’à cette an­née, le pre­mier et seul du genre en France. De­puis quelques mois, un pe­tit nou­veau a ou­vert ses portes dans le Pé­ri­gord.

La Ro­se­raie fait l’ob­jet de beau­coup de dis­cus­sions de­puis son ou­ver­ture mais peu de gens savent vrai­ment ce qu’il s’y passe et ne connaissent pas la phi­lo­so­phie de vie des li­ber­tins.

« Dans le li­ber­ti­nage, le sexe est un jeu, sans au­cune at­tache, in­siste Gé­rard Vet­ter. D’ailleurs, on ne fait pas l’amour, on co­quine, on s’amuse. On dé­dra­ma­tise l’acte. Les gens se croisent, font connais­san­ ce et co­quinent s’ils le sou­haitent. Pour nous, ce n’est pas comme dans la rue, un oui est un oui, un non est un non. Per­sonne n’est for­cé. C’est pour­quoi nous avons ins­tau­ré trois règles de base. Une dame doit être res­pec­tée. Elle ne doit pas avoir à dire non deux fois au même homme si­non, il est vi­ré de l’éta­blis­se­ment et ins­crit sur une liste noire. Il est in­ter­dit de faire des pho­tos et vi­déos en de­hors des bun­ga­lows. Et, pour l’hy­giène, il est in­ter­dit de co­qui­ner dans la pis­cine, mais c’est seule­ment 100 m² sur les cinq hec­tares de l’éta­blis­se­ment. Ça laisse de la place. »

Del­ta­plane, ba­teau…

De la place, il y en a. Les lieux pour s’amu­ser sont nom­breux comme un lit aux di­men­sions im­pres­sion­nantes si­tué der­rière la piste de danse, sept mètres de long pour deux mètres cin­quante de large. Beau­coup sont in­so­lites comme un del­ta­plane, un ba­teau, ou le Pe­tit bois co­quin, amé­na­gé dans di­vers en­droits sur des thèmes pré­cis.

Mais Gé­rard Vet­ter reste strict sur les règles d’hy­giène et sur la phi­lo­so­phie du lieu qui prône l’amu­se­ment avant tout.

PHO­TO DO­MI­NIQUE PARAT

THÈME. Gé­rard Vet­ter pose de­vant une fresque qui colle à 100 % avec l’es­prit du cam­ping.

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