Un smart­phone à par­tir de quel âge pour les jeunes ?

Des pa­rents donnent leur avis sur l’âge op­por­tun pour avoir un té­lé­phone por­table

La Montagne (Vichy) - - La Une - Clé­ment Ar­goud

Pré­sent dans les mains d’en­fants de plus en plus jeunes, le té­lé­phone por­table sus­cite un dé­bat pu­blic per­ma­nent sur l’âge au­quel on l’ob­tient.

Mais quel est le bon âge pour four­nir un té­lé­phone por­table aux en­fants ou ado­les­cents ? À l’en­trée en sixième ? Après le bre­vet pour l’en­trée au ly­cée ? Dès l’école pri­maire ? À dix­huit ans ? Cer­tains pa­rents n’hé­sitent pas à prê­ter leur smart­phone à leurs en­fants, dès leur plus jeune âge. Si les avis des pa­rents in­ter­ro­gés dif­fèrent, on dis­tingue ce­pen­dant deux

mo­ments clés qui re­viennent ma­jo­ri­tai­re­ment dans leurs té­moi­gnages : l’en­trée au col­lège et le pas­sage du bre­vet.

Un por­table pour deux

L’en­trée au col­lège, avec les trans­ports en bus et les ac­ti­vi­tés ex­tra­s­co­laires convainc une par­tie des pa­rents de sau­ter le pas. Sa­bri­na Caillot en fait par­tie : « Au dé­part on vou­lait en ache­ter un pour notre fille en cin­quième. Mais elle avait bien tra­vaillé au pre­mier tri­mestre et tous les co­pains en avaient un. Puis au col­lège on ne sait ja­mais ce qu’il peut se pas­ser alors on lui en a ache­té un en mi­lieu d’an­née. »

Les deux en­fants d’Hé­lène Royer n’ont pas sui­vi le même sché­ma : « Mon aî­né a eu un té­lé­phone en troi­sième, car le ly­cée était loin de la mai­son, c’était ras­su­rant pour lui. Ma fille l’a eu dès le col­lège en cin­quième à cause de l’éloi­gne­ment. Mais ils s’en servent à la mai­son pour jouer et chat­ter, à l’école il est au fond du car­table », af­firme­t­elle.

D’autres pa­rents ont choi­si l’en­trée au ly­cée, comme Gé­ral­dine Vince. Cette mère a ache­té des té­lé­phones « simples » à ses deux aî­nés pour leur pas­sage au ly­cée, « l’un était à l’in­ter­nat et l’autre avait des ho­raires de bus qui ne cor­res­pon­daient pas aux ho­raires de cours. Ils n’en avaient pas au col­lège, ils ne sont pas morts, les sur­veillants pou­vaient nous ap­pe­ler si il y avait des profs ab­sents. » Pour avoir un smart­phone, l’aî­né a dû cas­ser sa ti­re­lire, à 18 ans.

So­phie Mal­li, mère d’un en­fant qui passe en CM1, pré­voit éga­le­ment d’at­tendre le pas­sage au ly­cée. « Je ne suis pas trop pour les ob­jets élec­tro­niques, on at­ten­dra l’en­trée au ly­cée. Ayant tra­vaillé en mi­lieu sco­laire, je sais que le CPE peut nous ap­pe­ler. » Mme Per­ro­net, mère de deux col­lé­giens et d’un en­fant sco­la­ri­sé en CE2, a trou­vé une idée ori­gi­nale. « Il y a un por­table simple pour les deux grands qu’ils peuvent prendre quand ils vont au sport ou au ci­né­ma par exemple. » Une idée ori­gi­nale qui per­met de res­pon­sa­bi­li­ser sans rendre ac­cro.

PHO­TO FLO­RIAN SA­LESSE

JEUX. Les en­fants uti­lisent leurs por­tables (ou ceux de leurs pa­rents) es­sen­tiel­le­ment pour jouer.

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