Jean Le Mée en­fin ins­crit

La Presse d'Armor - - VILLE DE PAIMPOL -

Sa­me­di 11 no­vembre à Ké­ri­ty, sous une pluie ba­layée par le vent, une cen­taine de per­sonnes ont com­mé­mo­ré l’ar­mis­tice de la pre­mière guerre mon­diale. An­ciens com­bat­tants, pom­piers, po­li­ciers, élus, ci­toyens, tout le monde s’est réuni au­tour du mo­nu­ment aux morts. Sur ce­lui-ci, un nom vient d’être ajou­té, ce­lui de Jean Le Mée.

« Le nom de Jean Le Mée a été gra­vé cette se­maine sur le mo­nu­ment aux morts de Ké­ri­ty », a an­non­cé Fran­çois Ar­gouarch, Maire de Plou­nez et re­pré­sen­tant de l’Of­fice na­tio­nal des an­ciens com­bat­tants à l’oc­ca­sion de la com­mé­mo­ra­tion de l’Ar­mis­tice. Jean Le Mée est né à Sainte-Barbe le 20 août 1892 dans une fa­mille de 6 gar­çons. Son père meurt lors du nau­frage de la goé­lette paim­po­laise sur la­quelle il est par­ti pê­cher la mo­rue en Is­lande.

Jean est ad­mis au ly­cée na­val de Brest, puis à l’école na­vale en 1910. Il s’en­gage en­suite dans la ma­rine na­tio­nale sur le cui­ras­sé Jeanne d’arc, puis dans des sous­ma­rins.

Jean Le Mée at­trape la tu­ber­cu­lose à Da­kar, ce qui lui vau­dra d’être mis à la re­traite en 1925. Il meurt en 1927 à l’âge de 35 ans. Ce n’est que 90 ans plus tard, en juillet de cette an­née, que l’of­fice na­tio­nal des an­ciens com­bat­tants a re­con­nu que Jean Le Mée était une vic­time de la guerre.

Le sau­ve­tage de 4000 Ar­mé­niens

En 1915, Jean La Mée était sur le croi­seur Gui­chen, qui par­ti­ci­pait au blo­cus des côtes de la Tur­quie, pays al­lié des Al­le­mands. Le 12 sep­tembre, Les Fran­çais dis­tinguent sur la côte un grand car­ré blanc à croix rouge. L’ordre est don­né d’al­ler voir de quoi il s’agit.

Un émis­saire ar­mé­nien est his­sé à bord.

Il ex­plique que plus de 4 000 en­fants, femmes et vieillards sont en­cer­clés par les troupes turques. Ils risquent d’être en­voyés en dé­por­ta­tion. L’ami­ral Dar­rieus, sans at­tendre l’ac­cord de ses su­pé­rieurs, dé­cide d’éva­cuer ces ci­vils.

Les opé­ra­tions du­re­ront seize heures. Chypre ayant re­fu­sé d’ac­cueillir les ré­fu­giés, les na­vires fran­çais mettent le cap sur l’Égypte, où les Ar­mé­niens se­ront dé­sor­mais en sé­cu­ri­té.

Le Maire de Paim­pol Jean-Yves de Chai­se­mar­tin et Da­niel Ol­li­vier de l’UFAC rap­pellent le cou­rage de tous ceux qui ont par­ti­ci­pé à la vic­toire de 1918.

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