Ju­me­lage : main­te­nant, on fait quoi ?

La Presse d'Armor - - PAIMPOL-GOËLO -

L’as­sem­blée gé­né­rale du co­mi­té de ju­me­lage Ploué­zec-Ballinamore a eu lieu ven­dre­di 9 fé­vrier à Run Da­vid sous la pré­si­dence de Jean-Yves Lo­jou, dans une am­biance un peu mo­rose.

Le co­mi­té a fê­té ses 20 ans d’exis­tence en 2017 mais, dans ce cas pré­cis, 20 ans, ce n’est pas un âge d’or et la las­si­tude, dé­jà per­cep­tible l’an der­nier, ne s’est pas dis­si­pée. « Quand j’ai pris la pré­si­dence, il y a 6 ans, sou­pire Jean-Yves Lo­jou, j’avais pro­mis d’al­ler jus­qu’aux 20 ans. On y est. Mais en­tre­temps, il y a eu 3 ans sans ac­ti­vi­té et les Ir­lan­dais ne sont même pas ve­nus à Ploué­zec pour les 20 ans. »

« Un ac­cueil étrange »

Les Ploué­zé­cains, eux, sont al­lés en Ir­lande en sep­tembre der­nier, mais le voyage n’a pas été un chef-d’oeuvre d’en­thou­siasme : « Nous avons re­çu un ac­cueil as­sez étrange, ra­conte le pré­sident. Nous étions 17 et nous de­vions y pas­ser deux re­pas et une nuit. Le soir de notre ar­ri­vée, nous avons été conduits par nos hôtes res­pec­tifs dans un pub où deux tables n’étaient ré­ser­vées que pour les Bre­tons. Les Ir­lan­dais ne sont pas res­tés man­ger avec nous. Ce n’est que le len­de­main di­manche que nous avons man­gé en leur com­pa­gnie et que nous avons pu échan­ger les ca­deaux du 20e an­ni­ver­saire. »

Le pré­sident évoque des ten­sions entre dif­fé­rents « clans » du cô­té ir­lan­dais.

Des ten­sions qui ont ten­dance à blo­quer les échanges et l’or­ga­ni­sa­tion de voyages et de ré­cep­tion.

Heu­reu­se­ment, les Ploué­zé­cains ne se sont pas lais­sé abattre (« un Ploué­zé­cain ne se laisse ja­mais abattre ») et deux jours dans le Do­ne­ghal, trois dans le Con­ne­ma­ra et un à Cork ont suf­fi à re­quin­quer les troupes un peu dé­çues de l’ac­cueil de leurs ju­meaux ir­lan­dais.

Il n’en reste pas moins que le ju­me­lage semble dans une sorte d’im­passe et que plu­sieurs per­sonnes du bu­reau, dont le pré­sident, ont bien en­vie de je­ter l’éponge.

Dissolution ou mise en som­meil ?

L’as­so­cia­tion compte 14 adhé­sions fa­milles et 2 in­di­vi­duelles, mais n’or­ga­nise plus de ma­ni­fes­ta­tions de­puis 3 ans.

Gilles Pa­gny, pre­mier ad­joint et an­cien pré­sident du co­mi­té de ju­me­lage, rap­pelle que « la com­mune aus­si est concer­née puisque ce sont avant tout des ju­me­lages entre com­munes. Je pense qu’il ne faut pas dis­soudre le co­mi­té. Si on le met­tait en som­meil une an­née en ex­pli­quant bien aux gens de Ballinamore qu’on le fait de­vant leur manque de ré­ac­ti­vi­té, ce­la fe­rait peu­têtre bou­ger les choses de leur cô­té. »

Éga­le­ment pré­sident dé­par­te­men­tal des Co­mi­té Bre­ta­gneIr­lande, Jean-Yves Lo­jou évoque les dif­fi­cul­tés de plu­sieurs co­mi­tés de ju­me­lages confron­tés aux mêmes dif­fi­cul­tés. Mais tous s’ac­cordent à le dire, « l’ave­nir des ju­me­lages passe par l’im­pli­ca­tion des jeunes. À l’ori­gine, ils ont été créés pour eux. »

Une as­sem­blée gé­né­rale ex­tra­or­di­naire se­ra convo­quée pro­chai­ne­ment pour dé­ci­der du sort de l’as­so­cia­tion : dissolution ou mise en som­meil…

Il y avait en­core une quin­zaine de per­sonnes à croire à l’ave­nir du co­mi­té de ju­me­lage.

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