Re­cul du nombre de dos­siers de SEINE-ET-MARNE. sur­en­det­te­ment

La République de Seine-et-Marne (Édition A-B) - - Economie - Clé­ment MA­DON­NA

Les mé­nages seine-et-mar­nais sont moins sur­en­det­tés. Les cré­dits à la consom­ma­tion de­meurent prin­ci­pa­le­ment à l’ori­gine des pro­blèmes.

Une fois par an, le siège dé­par­te­men­tal de la Banque de France ac­cueille le réunion plé­nière de sur­en­det­te­ment à Me­lun.

Point po­si­tif de l’an­née 2017, le nombre de dos­siers a di­mi­nué. La Com­mis­sion re­ce­vant les dos­siers de sur­en­det­te­ment en a ré­cep­tion­né 152 de moins, soit une di­mi­nu­tion de 4,39% par rap­port à 2016. Une ten­dance qui tend à se confir­mer au ni­veau na­tio­nal de­puis l’an­née 2015. De même, l’en­det­te­ment moyen a di­mi­nué cette an­née : pas­sant de 62 763€ à 61 399€

Sur les 3 093 dos­siers re­çus par la com­mis­sion, 1 909 ont été di­ri­gés vers une ins­truc­tion à l’amiable afin de né­go­cier ou im­po­ser un plan d’amé­na­ge­ment de la dette, tan­dis que 1 006 ont fait l’ob­jet d’une Pro­cé­dure de Ré­ta­blis­se­ment Per­son­nel (PRP) pou­vant me­ner à l’ef­fa­ce­ment to­tal de la dette. Au fi­nal, seul 26% des dos­siers peuvent bé­né­fi­cier d’un ef­fa­ce­ment to­tal.

En Seine-et-Marne, 32,20% des per­sonnes ayant mon­té un dos­sier de sur­en­det­te­ment, l’ont fait suite à une dette due à un ex­cès de cré­dit à la consom­ma­tion.

Plus re­pré­sen­ta­tif de la po­pu­la­tion vi­vant sur le dé­par­te­ment, 20,43% des dos­siers sont dé­po­sés suite à une dette im­mo­bi­lière, soit le double de ce qu’en­re­gistre la Ré­gion. On peut donc sup­po­ser que des gens sou­hai­tant ac­qué­rir à des prix plus abor­dables qu’en pe­tite cou­ronne, le font sur le dé­par­te­ment avec des moyens par­fois in­suf­fi­sants.

Un fort vo­let so­cial

Le plan sta­tis­tique ne re­pré­sente qu’une pe­tite part des dis­cus­sions de cette com­mis­sion. En ras­sem­blant les ac­teurs du pou­voir pu­blic, quelques banques, des ac­teurs so­ciaux et des ac­teurs de la fi­nance pu­blique, elle es­saie d’ac­com­pa­gner au mieux toutes les per­sonnes en

dif­fi­cul­té. « Cette com­mis­sion per­met de ti­rer des le­çons im­por­tantes, d’une part pour les ac­teurs pu­blics, mais sur­tout pour les ayant-droits » ex­plique la Pré­fète de Seine et Marne, Béa­trice Abol­li­vier.

Afin d’évi­ter aux gens d’en ar­ri­ver à une me­sure de sur­en­det­te­ment, la Banque de France et les ac­teurs so­ciaux mettent en place une vé­ri­table com­mu­ni­ca­tion au­tour de la ges­tion d’un bud­get.

« Pour nous c’est d’au­tant plus im­por­tant que nous sommes sur une di­mi­nu­tion du nombre de dos­siers. Même si on ne peut pas quan­ti­fier l’im­pact de cette com­mu­ni­ca­tion, elle est pour nous es­sen­tielle. Par ailleurs, on conti­nue­ra à pro­po­ser des ou­tils qui pour­ront être utiles, à l’image de notre site in­ter­net » ajoute Jean-Be­noît Du­bois, di­rec­teur dé­par­te­men­tal de la Banque de France Seine et Marne.

Pour en sa­voir plus, n’hé­si­tez pas à vous rendre sur www. mes­ques­tions­dargent.fr. Vous y trou­ve­rez des si­mu­la­teurs, lettres types ou de nom­breux autres ou­tils vous per­met­tant de mieux gé­rer vos fi­nances.

En Seine-et-Marne, 32,20% des per­sonnes ayant mon­té un dos­sier de sur­en­det­te­ment, l’ont fait suite à une dette due à un ex­cès de cré­dit à la consom­ma­tion

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