Ni­co­las Va­nier ac­cepte de par­rai­ner l’un des pla­tanes me­na­cés

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE - Pas­cale Au­di­teau pas­cale.au­di­teau@cen­tre­france.com

Le réa­li­sa­teur de L’École buis­son­nière et de Belle et Sé­bas­tien n’a ja­mais hé­si­té à faire en­tendre sa voix pour dé­fendre ce qu’il aime.

Ils sont dé­sor­mais une tren­taine à par­rai­ner l’un des pla­tanes du quai Joffre de Gien. Une tren­taine de per­son­na­li­tés, par­mi les­quelles Yann Ar­thus­Be­trand, Al­lain Bou­grain­Du­bourg, Ré­my Ju­lienne, Co­rinne Le­page, Emi­ly Loi­zeau, Hu­bert Reeves, Mat­thieu Ri­card, Ru­fus, Anne Syl­vestre et Willem. « Est­ce que tout a été fait pour les pré­ser­ver ? »

L’aven­tu­rier et réa­li­sa­teur Ni­co­las Va­nier a éga­le­ment ac­cep­té d’être par­rain d’un pla­tane. Si son em­ploi du temps le lui avait per­mis, il au­rait été pré­sent ce di­manche, quai Joffre, avec les dé­fen­seurs des arbres, qui se ras­semblent à 15 heures chaque se­maine. Ni­co­las Va­nier est ac­tuel­le­ment en plein cas­ting de son pro­chain long­mé­trage, qui s’ins­pire de Chris­tian Moul­lec, l’homme qui vole avec les oi­seaux. Dans les rôles prin­ci­paux, on re­trou­ve­ra Jean­Paul Rouve et Mé­la­nie Dou­tey. Pour­quoi avez-vous ac­cep­té d’être par­rain d’un pla­tane ?

Cha­cun com­pren­dra as­sez na­tu­rel­le­ment que quand on touche à ce que j’aime, je m’im­plique. Je trouve que le bé­ton gagne suf­fi­sam­ment de ter­rain sur la na­ture. Je ne peux pas en­tendre que pour des rai­sons de sé­cu­ri­té, on va abattre ces arbres. Il faut rai­son gar­der ! Je ne connais pas la to­ta­li­té du dos­sier, mais je suis cer­tain qu’on peut contour­ner le pro­blème. J’ai­me­rais qu’il y ait une vo­lon­té po­li­tique de conser­ver ces arbres. Ma pre­mière ré­ac­tion a été : est­ce que tout a été fait pour les pré­ser­ver ?

On sait que vous ba­taillez contre l’en­grilla­ge­ment en So­logne ; au­jourd’hui, les pla­tanes de Gien. Vous ar­rive-t-il sou­vent de vous im­pli­quer pour des causes de ce type ?

Oui, il m’est sou­vent ar­ri­vé de prendre des po­si­tions. Par exemple, contre l’ex­ten­sion d’une sta­tion de ski sur le tour­nage de Belle et Sé­bas­tien… Lorsque j’avais tra­ver­sé la Si­bé­rie, contre un pro­jet d’oléo­duc sur le lac Baï­kal. Il y a bien sûr le dos­sier sur l’en­grilla­ge­ment en So­logne et j’es­père bien voir l’in­ter­dic­tion des co­cottes avant la chasse : on lâche des oi­seaux qu’on tire comme au ball­trap. Je suis pour l’in­ter­dic­tion de ce genre de choses, mais tout doit se faire len­te­ment, de ma­nière ré­flé­chie. Il y a des gens qui vivent de cette ac­ti­vi­té, on ne peut pas les en pri­ver comme ça.

CAUSE. Ni­co­las Va­nier dit n’avoir pas hé­si­té une se­conde à par­rai­ner l’un des arbres de Gien. PHO­TO D’AR­CHIVES

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