Ob­jec­tif Stade de France pour l’US Or­léans

Les U19 de l’US Or­léans se me­surent au Tours FC cet après­mi­di

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE - Ra­phaël Co­quel ra­phael.co­quel@cen­tre­france.com

Les jeunes Or­léa­nais, épa­tants contre l’Olym­pique de Mar­seille en quart de fi­nale au dé­but du mois, comptent bien re­mettre ça contre Tours, cet après-mi­di, pour ral­lier la fi­nale et le Stade de France, le 8 mai.

La route du Stade de France passe par Buxe­rolles (Vienne), cet après­mi­di, pour l’US Or­léans et les trois autres for­ma­tions pré­sentes dans le der­nier car­ré de la Coupe Gam­bar­del­la. Pour avoir leur nom au cas­ting fi­nal de la plus co­tée des épreuves na­tio­nales de jeunes, et jouer en le­ver de ri­deau de la Coupe de France le 8 mai, il fau­dra, aux Or­léa­nais, do­mi­ner le ri­val de tou­jours : le Tours FC.

Un centre de for­ma­tion qui tourne bien

En plus de la su­pré­ma­tie ré­gio­nale et de la chance d’évo­luer le mois pro­chain dans une en­ceinte my­thique, une place dans les livres d’his­toire est pro­mise au vain­queur de cette confron­ta­tion. Ja­mais, de­puis sa créa­tion en 1937, cette com­pé­ti­tion n’a, en ef­fet, convié en fi­nale un re­pré­sen­tant de la Ligue Centre­Val de Loire. Si l’USO était l’heu­reux élu, elle fi­gu­re­rait dans les ta­blettes à double titre, pour être le pre­mier club non do­té d’un centre de for­ma­tion à s’aven­tu­rer aus­si loin en Coupe Gam­bar­del­la de­puis des lustres.

L’en­jeu est donc de taille, et le chan­tier énorme, car le Tours FC a de très so­lides ar­gu­ments à faire va­loir. En pre­mier lieu, un centre de for­ma­tion (ou­vert de­puis 2010), qui tourne bien, comme le prouve le titre de cham­pion de France U19 conquis en 2014. « Ils font du bon bou­lot. De nom­breux jeunes du club fré­quentent le groupe Ligue 2 ou sont ap­pe­lés dans dif­fé­rentes équipes de France. Leur par­cours en Coupe cette sai­son l’at­teste éga­le­ment, avec des vic­toires face à des ré­fé­rences en termes de for­ma­tion, comme Caen, Bor­deaux ou Tou­louse », confirme Da­vid Le Moal, le coach or­léa­nais.

Pour avoir ses chances contre le voi­sin tout à l’heure (14 h 30), il s’est d’abord at­ta­ché cette se­maine à dé­dra­ma­ti­ser l’évé­ne­ment. Son cre­do : « faire en sorte que (ses) jeunes ne jouent pas le match avant le coup d’en­voi, qu’ils aient conscience de jouer un match im­por­tant, mais pas un truc pour pré­tendre au Stade de France. Ce n’est pas ça qui peut nous faire du bien », es­time le tech­ni­cien, qui a main­te­nu sa confiance à la grande ma­jo­ri­té du groupe vain­queur de l’Olym­pique de Mar­seille en quart de fi­nale. Le po­ly­va­lent Pierre Bou­rillon, ca­pable d’évo­luer en dé­fense ou au mi­lieu, y fait son ap­pa­ri­tion, alors qu’Alex Che­vol­leau (res­té sur le banc en Pro­vence) en sort.

« On n’a peur de rien », jure El­vy Pas­sy, le la­té­ral droit de l’USO, avant ce qui res­semble bien au match le plus im­por­tant de sa jeune car­rière. Tout aus­si dé­ter­mi­né, son com­père Lu­cas Be­ne­zet « compte bien se faire res­pec­ter sur le ter­rain, en met­tant beau­coup d’im­pact ».

PHO­TO COR­RES­PON­DANTE FLO­RENCE COU­DRAY

TA­LENT. Es­te­ban Ha­ri et l’US Or­léans sont à une marche du Stade de France.

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