Une es­ca­pade apai­sante dans le jar­din pri­vé d’un illustre pé­pi­nié­riste

Des vi­sites sont or­ga­ni­sées dans le jar­din pri­vé d’An­dré Eve, cé­lèbre pé­pi­nié­riste

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE - An­toine Hu­guet pithiviers@cen­tre­france.com

Le jar­din d’An­dré Eve, qui re­groupe plus de 200 va­rié­tés de roses, se dé­couvre lors de vi­sites or­ga­ni­sées jus­qu’en sep­tembre.

C’est un jar­din de ville qui se vi­site à Pithiviers. Il cé­lèbre les plantes et la rose. Cette der­nière fai­sait le bon­heur du créa­teur de ce joyau, An­dré Eve.

C’est une pe­tite porte qui donne sur le Fau­bourg d’Or­léans, dé­co­rée d’un arbre et de ro­siers. Cette en­trée ne de­mande qu’à être fran­chie. Alors, un étroit pas­sage dé­bouche sur un jar­din se­cret... Ce­lui d’An­dré Eve, pé­pi­nié­riste re­con­nu, dé­cé­dé en 2015.

Une fois dans l’antre du cé­lèbre ar­tiste, la pre­mière im­pres­sion est sai­sis­sante. « On se croi­rait dans un co­con », ex­priment Do­mi­nique et Hi­ne­ra­va, ve­nus d’Oli­vet. Les sen­sa­tions sont mul­tiples. Il y a d’abord cette vue sur­pre­nante d’un jar­din touf­fu, si­nueux et co­lo­ré. Puis les ef­fluves du mé­lange des par­fums s’ex­ha­lant des 200 à 250 es­pèces vé­gé­tales du site. Une chose frappe : le si­lence. Le cadre im­pose l’apai­se­ment.

Pour mieux ap­pré­hen­der le lieu, sui­vez le guide. Hier ma­tin, dix­sept vi­si­teurs de tous les âges ont ré­pon­du pré­sent à l’ap­pel de l’Of­fice du tou­risme du Grand Pi­thi­ve­rais (OTGP) et de l’as­so­cia­tion des amis d’An­dré Eve. Re­bec­ca Cot­ton, qui re­pré­sen­tait l’OTGP, était à la tête de cette pe­tite dé­lé­ga­tion.

« Dans un jar­din, chaque plante a le droit d’être heu­reuse », ai­mait dire An­dré Eve. L’homme avait le sens de la formule, et de l’agen­ce­ment. Dès les pre­miers pas, dans un dé­dale de pé­tales, une grande va­rié­té de roses s’of­ fre aux vi­si­teurs : an­ciennes, bo­ta­niques ou mo­dernes. Le pé­pi­nié­riste « ne vou­lait pas que l’on voit le sol » de son jar­din. Il faut donc se frayer un che­min au gré de me­nues al­lées pour ad­mi­rer le ro­sier red par­fum, un grim­pant, le ro­sier étude, un fu­schia, ou en­core le ro­sier plai­san­te­rie, qui change de cou­leurs aux dif­fé­rentes étapes de flo­rai­son.

Claude et Jo­siane, ve­nus d’Étampes, at­ten­daient cette vi­site : « Nous connais­sions son ma­ga­sin de vente alors c’était l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir le jar­din pri­vé. Chez nous, nous avons beau­coup de ses ro­siers. »

Un po­ta­ger au fond du jar­din

D’autres plantes ornent l’el­do­ra­do du Pi­thi­ve­rais. Par­mi elles, un ophio­po­gon noir du Ja­pon, un ro­sier scan­di­nave, un mar­ron­nier nain, etc. La vi­site avance jus­qu’à une ca­bane au toit vé­gé­ta­li­sé où sont re­grou­pées plu­sieurs ci­ta­tions du bo­ta­niste.

Les jar­di­niers en herbe se fau­filent sous les per­go­las qui mènent au po­ta­ger de la de­meure. Choux, to­mates, cour­gettes ou phy­sa­lis gar­nissent ce der­nier.

Dans la der­nière par­tie de la vi­site, les cu­rieux croisent un ro­sier liane dans un jar­din qui prend par­fois des al­lures de jungle. La vue d’un ro­sier châ­taigne de Chine égaye les pas­sants, qui re­par­ti­ront avec des ré­ponses à leurs ques­tions et de pré­cieux conseils pour s’oc­cu­per de leurs plants. « C’est un cadre très ro­man­tique, éton­nant », juge en sor­tant le couple oli­ve­tain.

Tous gar­de­ront en mé­moire ce jar­din de rêve qui conti­nue de vivre trois ans après la dis­pa­ri­tion de son créa­teur.

Des ro­siers du monde en­tier par­mi plus de 200 va­rié­tés

PHOTOS A.H.

SENS. La vue, le tou­cher et l’odo­rat ont été sol­li­ci­tés lors de la dé­cou­verte du jar­din.

GUIDE. Re­bec­ca Cot­ton (à gauche) a ren­sei­gné les cu­rieux sur les dif­fé­rents plants.

GROUPE. Dix-sept vi­si­teurs ont dé­cou­vert le tra­vail d’An­dré Eve.

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