La per­for­mance de Du­rel Avou­nou, au­teur du dou­blé face à Pa­ris

C’était le soir des pre­mières pour Du­rel Avou­nou face au Pa­ris FC. Prê­té par Caen (L1), le mi­lieu or­léa­nais a mar­qué le pre­mier but de l’USO à do­mi­cile, son tout pre­mier éga­le­ment chez les pros. Et quitte à bien faire les choses, il a en­chaî­né par un doub

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE - Pa­trick Pau­mier pa­trick.pau­mier@cen­tre­france.com

Du­rel, on ima­gine qu’elle fait beau­coup de bien cette vic­toire… Oui, fran­che­ment, car on n’était pas bien sur deux ou trois matches en dé­but de cham­pion­nat. Et là, on com­men­çait à mon­ter en puis­sance. Donc, c’est évi­dem­ment une bonne chose de ga­gner. Et en plus, il y a l’état d’es­prit. C’est la base. Quand il est là, ça passe tout seul !

Pour­quoi alors ne pas l’avoir fait plus tôt, dès le dé­but de la sai­son ?

C’était un peu nor­mal, il y avait beau­coup de nou­veaux joueurs, des jeunes aus­si qui dé­couvrent le ni­veau, comme moi. Le coach de­vait trou­ver l’équipe. Et là, ça y est, on se connaît de mieux en mieux, on pro­gresse, on se li­bère en­core plus. Et ce soir, on a pris beau­coup de plai­sir. On est vrai­ment content.

Com­ment ex­pli­quez-vous votre ex­cellent dé­but de match alors que c’était votre point faible de­puis le dé­but de la sai­son ?

Ona été beau­coup plus concen­tré et ça a payé. On a été aus­si très agres­sif dès le dé­but, c’était les consignes du coach et on l’avait bien tra­vaillé dans la se­maine. Et puis, sur­tout, on a juste chan­gé d’état d’es­prit. On n’avait pris qu’un point en quatre matches, ce n’était pas ter­rible. Tous, on de­vait se re­mettre en ques­tion. C’était im­por­tant. Ce match, on l’a joué comme une fi­nale. Et il fau­dra faire ça à chaque fois. Et pour cette pre­mière vic­toire, vous avez ajou­té la ma­nière… Quand ça ne mar­chait pas, les gens n’étaient pas contents. C’était nor­mal. Là, on a chan­gé notre image. On a mon­tré notre vrai vi­sage. Tous les gens qui étaient au stade étaient heu­reux. Il y avait de l’am­biance. Ça fait beau­coup de bien au grou­ pe. Je suis fier de l’équipe et de moi aus­si avec ce dou­blé ! J’en avais dé­jà réus­si un mais c’était avec la ré­serve de Caen, ja­mais en pro.

Ra­con­tez-nous ce pre­mier but. On vous a sen­ti très ap­pli­qué pour mettre le bal­lon en lu­carne…

Sur le centre de Ka­rim (Zia­ni), il y a eu un re­bond avant. Je ne vou­lais pas faire n’im­porte quoi. J’ai pris mon temps et j’ai pu bien ar­mer mon tir et frap­per fort. Le bal­lon a fini au fond des fi­lets, tant mieux. Main­te­nant, il va fal­loir confir­mer…

C’est sûr, ce suc­cès va nous mettre en confiance mais il ne faut pas prendre les ailes (sic) ! Ça s’en­chaîne ra­pi­de­ment avec ce match dès mar­di à Nan­cy (en Coupe de la Ligue). Il faut donc res­ter concen­tré, conti­nuer avec cet état d’es­prit. La sai­son est en­core longue.

PHO­TO CH. GAUJARD Avec un pre­mier dou­blé chez les pros, Du­rel Avou­nou a mis l’US Or­léans sur de bons rails.

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