« C’est du tout calme et du plus cash »

La République du Centre (Loiret) - - Culture - L. M.

Ini­tiales R. B., pour Ro­ny Bes­tial. Deux lettres pour le « blaze » de ce Ca­cien de 26 ans ; cinq pour la mix­tape (com­pi­la­tion) qu’il co­signe.

Ce pre­mier pro­jet, bap­ti­sé « Ujo­la » (Un jour ou l’autre), a flir­té avec le haut des clas­se­ments des pla­te­formes sur les­quelles les titres sont en té­lé­char­ge­ment.

« Fran­che­ment content » Ro­ny Bes­tial ! Rien que des « bons re­tours » sur les 17 pistes qui concré­tisent le tra­vail amor­cé en 2015 avec 452C (le 45 pour le Loi­ret, deux « C » pour Ché­cy), le crew co­fon­dé en 2008 avec Alh K et Mé­téore.

« Moi je suis vrai »

Ça fait un bail que M. Bes­tial écrit. Il parle « de tout, des choses de la vie, du per­so, des choses que je veux at­teindre ».

Même s’il struc­ture de plus en plus sa musique, elle reste « un amuse­ ment ». Des mes­sages aux « pe­tits frères » s’y glissent par­fois. Mais at­ten­tion, « ex­pli­cit ly­rics » à l’ho­ri­zon. Ro­ny Bes­tial pro­pose deux faces : du « tout calme et du plus cash ». « Il y a la réa­li­té des choses qu’on vit par­fois, qu’on a vé­cu. Il ne faut pas se ca­cher. Moi je suis vrai », ga­ ran­tit le rap­peur. La li­mite ? Ses prin­cipes.

Gars du cru

Pour une bonne mix­tape, il faut des textes. C’est la par­tie que gère le Ca­cien, chauf­feur li­vreur dans la vie. Il sonne en­suite chez deux « beat­ma­kers » d’Or­léans, pour en­re­gis­trer et mixer ses mor­ceaux. Reste le tour­nage de « street clips », mon­tés avec des ca­ma­rades du cru.

Ce qui va suivre en 2018 ? « Des gros sons, des gros clips » pour ten­ter une autre di­men­sion. « À fond de­dans », Ro­ny Bes­tial va gar­der le rythme : « J’ai en­vie d’al­ler po­ser avec des gens de Pa­ris, d’ici, gagner du pu­blic. » Faire de « l’oseille » aus­si… « Mal­heu­reu­se­ment, dans ce monde c’est im­por­tant. » Dans le pan­théon de R. B., il y a Boo­ba au som­met. Mais le Ca­cien cultive plein d’autres uni­vers. Et confie aus­si pré­pa­rer des am­biances afros, la­ti­nos… Ro­ny Bes­tial c’est ça : tou­jours deux faces pour un même style.

SI­GNA­TURE. Deux « C » pour rap­pe­ler qu’il vient de Ché­cy.

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