« Abor­der le thème du gâ­chis »

La République du Centre (Loiret) - - Rléoarnlésanvsivre Sa Ville - Yo­hann Des­plat yo­hann.des­plat@cen­tre­france.com À par­tir de 20 h 30, jeu­di, au Dé­li­rium. Concert gratuit. 5, place de Loire.

Ac­tuel­le­ment en tour­née dans toute la France, les quatre mu­si­ciens vont faire étape à Or­léans. An­toine Mo­jon, le gui­ta­riste, nous fait la pré­sen­ta­tion du groupe.

Com­ment s’est for­mé votre qua­tuor ?

Nous sommes tous des amis de longue date. On se connaît de­puis l’école pri­maire et nous étions en­semble au col­lège. Nous nous sommes tous re­trou­vés au­tour de la musique, vers l’âge de 12­13 ans. Le groupe, sous la forme ac­tuelle, s’est for­mé il y a 5 ans, à par­tir du mo­ment où nous avons sor­ti nos propres com­po­si­tions.

D’où vient le nom de votre groupe*, avec une conno­ta­tion as­sez né­ga­tive ?

Le nom du groupe a été trou­vé par le chan­teur, Ed­win. Dans notre pro­jet, il vou­lait abor­der le thème du gâ­chis. Il per­pé­tue une ré­flexion sur ce su­jet dans ses textes.

Quelles sont vos in­fluences mu­si­cales ?

Notre groupe se base sur un style élec­tro­pop. Nous avons beau­coup d’in­fluences. Elles sont plu­tôt an­ciennes avec les groupes Ra­dio­head et les Red Hot Chi­li Pep­pers. Nous sommes aus­si tour­nés vers l’élec­tro fran­çais des an­nées 2000/2010 avec Justice et Daft­punk en par­ti­cu­lier. On s’in­té­ resse aus­si beau­coup aux ar­tistes issus du la­bel Ed Ban­ger.

Vous êtes par­tis vivre à Londres pen­dant deux ans. Pour quelle rai­son ?

On avait be­soin de par­tir, pour prendre un peu de temps, prendre du re­cul sur notre musique. À la base, on s’est dit : « Al­lons­y, par­tons en An­gle­terre ! ». Sur place, nous avons loué une mai­son où nous avons construit notre propre stu­dio d’en­re­gis­tre­ment. La pre­mière an­née, nous y avons fait une ving­taine de dates. Ça nous a per­mis de faire écou­ter notre musique à des gens qui ne nous connaissent pas du tout. Ils étaient as­sez ré­cep­tifs. À la fin de notre deuxième an­née à Londres, nous avons ter­mi­né notre tra­vail de ré­flexion sur la musique et on s’est dit qu’il était temps de ren­trer pour pro­po­ser ça à notre pu­blic.

Avez-vous dé­jà sor­ti un al­bum ?

Oui, en 2014. Mais c’était plus une com­pi­la­tion de tout ce qu’on avait fait jus­qu’alors. Mais notre pre­mier vrai EP ré­flé­chi est sor­ti en dé­cembre der­nier « Lees Road », du nom de la rue où on ha­bi­tait en An­gle­terre.

Pour le mo­ment, on se concentre vrai­ment sur la fin de notre tour­née. Si­non, nous avons bien en­ta­mé la com­po­si­tion, la pro­duc­tion et même la réa­li­sa­tion de notre deuxième EP qui ar­ri­ve­ra à la fin de l’an­née.

Des pro­jets à ve­nir ?

(*) En fran­çais, le mot an­glais “waste” si­gni­fie “dé­chets”. Pra­tique.

DE­PUIS L’EN­FANCE. Les quatre mu­si­ciens, tous âgés de 22 ans, se connaissent de­puis l’école pri­maire. PHO­TO DR

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