Des pa­piers pour le père d’un Or­léa­nais

La République du Centre (Orleans) - - Orléans Vivre Sa Ville -

■ No­tam­ment pour dé­fendre des « ca­ma­rades » sans pa­piers, des mi­li­tants de l’Union dé­par­te­men­tal de la Con­fé­dé­ra­tion gé­né­rale du tra­vail (CGT) étaient rue Len­tin, près de la pré­fec­ture, hier. Le syn­di­cat a no­tam­ment rap­pe­lé son sou­tien à un adhé­rent, Mous­sa Ti­me­ra, et a ré­agi à son in­ter­pel­la­tion, le 13 avril, sui­vie d’un pas­sage en centre de ré­ten­tion ad­mi­nis­tra­tive, à Rennes (il a été li­bé­ré di­manche, ndlr). Mous­sa est pa­pa d’un en­fant de six ans, né à Or­léans. « Pour cette prin­ci­pale rai­son, on de­mande qu’il dis­pose d’un titre de sé­jour pour tra­vailler dans la lé­ga­li­té, ce qui lui est re­fu­sé », re­grette Pas­cal, de la CGT. Se­lon cet autre mi­li­tant, rom­pu à ce type de dos­sier, la si­tua­tion est « in­com­pré­hen­sible ». Mous­sa Ti­me­ra, ori­gi­naire du Sé­né­gal, « avait un titre de sé­jour de­puis des an­nées et tra­vaillait ré­gu­liè­re­ment ». Il avait même un CDI, à Ormes. Mais « son em­ployeur s’est trou­vé dans l’obli­ga­tion de le li­cen­cier ». « Il a per­du son bou­lot à cause de la pro­cé­dure qui n’a pas été faite », dé­plore la CGT. La de­mande du syn­di­cat est la sui­vante : « Nous vou­lons que la pré­fec­ture re­vienne sur sa dé­ci­sion en dé­li­vrant un titre de sé­jour. C’est un pa­pa d’en­fant fran­çais, qui s’oc­cupe de son en­fant (en ce mo­ment à Pa­ris, chez sa ma­man, ndlr) .»

Rap­pe­lons que la CGT ap­pelle aus­si à ma­ni­fes­ter, jeudi, à Or­léans (à 10 h 30), Mon­tar­gis, Gien et Pi­thi­viers.

RAS­SEM­BLE­MENT

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.