« Aug­men­ter les contrôles »

La République du Centre (Orleans) - - Dossier Sécurité - Pro­pos re­cueillis par N.D.C. ni­co­las.da­cun­ha@cen­tre­france.com

Lut­ter contre le tra­fic de stu­pé­fiants : le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, Ni­co­las Bes­sone, en a fait l’une de ses prio­ri­tés de­puis son ar­ri­vée à Or­léans en sep­tembre 2017. Il s’ex­plique.

Pour­quoi mul­ti­pliez-vous les opé­ra­tions dans cer­tains quar­tiers or­léa­nais comme aux Carmes ?

C’est l’un des su­jets im­por­tants de­puis mon ar­ri­vée à Or­léans. Il existe un tra­fic de stu­pé­fiants en­dé­mique qui “in­sé­cu­rise” le quar­tier. J’ai ré­ac­ti­vé, ces der­nières se­maines, le grou­pe­ment lo­cal de trai­te­ment de la dé­lin­quance (GLTD). Plu­tôt que de le sec­to­ri­ser, il se­ra dé­dié à la lutte contre les stu­pé­fiants. Nous trai­tons, ac­tuel­le­ment, les zones des Carmes et de La Source puis nous in­ter­vien­drons sur d’autres zones.

D’où les opé­ra­tions ré­centes me­nées sur ré­qui­si­tion…

■ Les ré­qui­si­tions per­mettent d’ac­croître les pou­voirs des po­li­ciers lors des contrôles et ain­si fra­gi­li­ser les tra­fics. Nous avons ré­cem­ment pro­cé­dé à deux in­ter­pel­la­tions. L’un a été in­car­cé­ré ; l’autre, un mi­neur, se­ra pro­chai­ne­ment pré­sen­té au tri­bu­nal. Nous nous at­ta­quons aux ven­deurs et aux ache­teurs (un pro­jet de loi pré­voit une amende de 300 eu­ros en NI­CO­LAS BES­SONE cas d’usage de stu­pé­fiant). Nous ne vou­lons plus que ce lieu soit le siège du tra­fic de stu­pé­fiants ; nous ne vou­lons plus que les ri­ve­rains fassent leurs courses au mi­lieu des tra­fi­quants.

■ Ima­gi­niez-vous, en ar­ri­vant à Or­léans, l’am­pleur du fléau or­léa­nais ? On est à Or­léans et non pas dans le Bronx ou dans une ci­té mar­seillaise. Ce n’est pas pour au­tant que l’on doit ac­cep­ter les pôles de vente de stu­pé­fiants. Il s’agit de l’une de mes pré­oc­cu­pa­tions.

Le quar­tier des Carmes connaît une pro­fonde mu­ta­tion ur­baine sur la­quelle les élus or­léa­nais misent pour éra­di­quer les tra­fics. Est-ce une so­lu­tion ?

Il faut me­ner une po­li­tique glo­bale et la ré­no­va­tion ur­baine en fait par­tie. Il faut, no­tam­ment, évi­ter les niches dans les­quelles les tra­fi­quants peuvent se ca­cher. ■

« Que ce lieu ne soit plus le siège du tra­fic de stu­pé­fiants. »

Pro­cu­reur de la Ré­pu­blique

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