Vingt ans, le bel âge aus­si pour un mar­ché

■ Le mar­ché de Lam­balle avait été lan­cé le di­manche 19 avril 1998

La République du Centre (Orleans) - - Agglo Orléans Nord - Pas­cal Bour­geais pas­cal.bour­geais@cen­tre­france.com

Au­tour du mar­ché, qui se tien­dra nor­ma­le­ment, des ani­ma­tions et un vide-gre­niers mar­que­ront cet an­ni­ver­saire.

Vingt­trois. Le 19 avril 1998, le pre­mier mar­ché de Lam­balle réunis­sait vingt­trois com­mer­çants. « Es­sen­tiel­le­ment ali­men­taires », se re­mé­more Ber­nard Meu­nier, membre alors de l’équipe mu­ni­ci­pale de Pierre Bau­chet, comme il l’est au­jourd’hui de celle de Ma­rie­Agnès Lin­guet. Quelques ter­gi­ver­sa­tions avaient pré­si­dé au pla­ce­ment ma­tu­ti­nal des uns et des autres. « Ils nous avaient ai­dés, en fonc­tion de leur ac­ti­vi­té, de la di­men­sion de leur étal… »

« De 20 à 25 km »

Cer­tains de ces ma­raî­chers souf­fle­ront sur les vingt bou­gies ima­gi­naires qui flot­te­ront dans l’air, di­manche à Fleu­ry. Une poi­gnée de noms vient à Ber­nard Meu­nier, « Bou­quet, No­ré, Ber­gère… » Et un pré­nom : « Da­nièle, la mar­chande de cha­ peaux ! » Une fi­dé­li­té qui ras­sé­rène le M. Mar­ché qu’il est de­ve­nu, au fur et à me­sure des an­nées, et des heures pas­sées à or­ga­ni­ser, à dis­cu­ter, à pé­ren­ni­ser. « J’aime bien le contact ! Pen­dant deux ans, re­voit­il, j’ai as­su­ré le pla­ce­ment avec deux agents de la po­lice mu­ni­ci­pale. Dès 6 heures, 6 heures et de­mie du ma­tin. Et même si j’étais ren­tré tard la nuit ! »

Le mar­ché, de­puis, a pous­sé. Gran­di. For­ci. « Grâce au bouche à oreille. » Les vingt­trois pe­tits pro­duc­teurs du dé­but (« cer­tains ven­daient les pro­duits de leur jar­din ! ») sont dé­sor­mais « de 65 à 80. Ça dé­pend des sai­sons, des condi­tions mé­téo… » À l’in­verse, les ré­ti­cences ini­tiales des com­mer­çants de Lam­balle ont dis­pa­ru. « Dès après quelques mois, re­voit Ber­nard Meu­nier, ils avaient chan­gé d’avis. »

Le mar­ché leur ame­nait une autre clien­tèle. « On vient de 20 à 25 km à la ronde, as­sure en­core l’élu fleu­rys­sois. De Neu­villeaux­Bois comme du quar­tier Saint­Mar­ceau… Le di­manche, il n’y a qua­si­ment pas de mar­ché. » Hor­mis ce­lui de la Ma­de­leine, à l’ouest d’Or­léans, et ce­lui de Saint­Jean­deB­raye (mais beau­coup plus res­treint), à l’est de l’ag­glo.

« On avait éga­le­ment fait une en­quête au­près de 8.000 foyers », rap­pelle Ber­nard Meu­nier. « On avait eu un re­tour as­sez consi­dé­rable pour le di­manche ma­tin. Le sa­me­di, com­prend­il, la plu­part des gens vont dans les grandes sur­faces… » Le choix s’est en tout cas avé­ré ju­di­cieux. « D’après la chambre de com­merce et de l’in­dus­trie, rap­porte Ber­nard Meu­nier, le mar­ché de Fleu­ry est le plus im­por­tant de l’ag­glo ! » ■

PHO­TO D’AR­CHIVES ÉRIC MA­LOT

SIN­GU­LA­RI­TÉ. Le mar­ché de Fleu­ry ets l’un de très rares à être des­ser­vi di­rec­te­ment par le tram.

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