DIF­FI­CUL­TÉS DES JAR­DINS CONFI­NÉS

La Recherche - - Courrier -

Les images de l’ar­ticle sur « Les nou­velles va­rié­tés des jar­dins chi­miques confi­nés » ( La Re­cherche n° 512, p. 52) sont spec­ta­cu­laires. Il y est fait état d’ex­pé­riences réa­li­sées dans une cel­lule de Hele-Shaw. Elle est, écri­vez-vous, com­po­sée de « deux plaques trans­pa­rentes en plexi­glas sé­pa­rées par un mince in­ter­stice (en­vi­ron 0,5 mil­li­mètre) » . Compte te­nu de la très faible épais­seur de liquide, n’y a-t-il pas pos­si­bi­li­té d’ef­fets de pa­rois ? Si oui, comment peut-on les évi­ter ?

Florence Hau­din, Fa­bian Brau, Ju­lyan Cart­wright, phy­si­ciens, et Anne de Wit, phy­si­co-chi­miste Pour cer­tains mo­tifs (les fi­la­ments, p. 52 et p. 59), la struc­ture croît par ajout de ma­tière au ni­veau du front de ré­ac­tion, c’est-àdire au bout de la struc­ture. Il n’y a donc pas de mou­ve­ment re­la­tif entre le pré­ci­pi­té et les pa­rois. Les ef­fets de celles-ci, comme la fric­tion, sont li­mi­tés. Pour d’autres mo­tifs, où le pré­ci­pi­té est for­mé en re­la­ti­ve­ment faible quan­ti­té et n’est pas co­hé­sif (les fleurs, p. 55), la taille des par­ti­cules (une di­zaine de mi­cro­mètres) est petite par rap­port à l’in­ter­stice de la cel­lule de Hele-Shaw (500 mi­cro­mètres). Les ef­fets des pa­rois sont donc li­mi­tés éga­le­ment. Mais ef­fec­ti­ve­ment, pour les spi­rales par exemple (p. 55), le pré­ci­pi­té for­mé se dé­place par rap­port aux pa­rois du­rant sa crois­sance et des frot­te­ments sont pos­sibles. On ob­serve par­fois que des bras de spi­rale res­tent ac­cro­chés à la pa­roi, ce qui per­turbe le dé­ve­lop­pe­ment du mo­tif. Une fa­çon de li­mi­ter ce­la se­rait de ré­duire l’éner­gie de sur­face des pa­rois par un trai­te­ment chi­mique, pour évi­ter l’adhé­sion du pré­ci­pi­té.

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