VASTE CHAMP MA­GNÉ­TIQUE

La Recherche - - Courrier -

Vous écri­vez que le champ ma­gné­tique est de « 47 mi­cro­tes­las à Paris » , et que sa « struc­ture s’étend jus­qu’à plu­sieurs di­zaines de mil­liers de ki­lo­mètres au-des­sus de nos têtes » ( La Re­cherche n° 511, p. 36). Comment se fait-il que sa por­tée soit si grande pour une va­leur à la sur­face ter­restre si né­gli­geable, alors que le champ ma­gné­tique d’une ma­chine d’IRM n’a pas d’im­pact à l’échelle pla­né­taire ?

Jean-Pierre Va­let, pa­léo­ma­gné­ti­cien La por­tée d’un champ ma­gné­tique dé­pend de son in­ten­si­té mais aus­si de la taille de la source émet­trice. Le champ ma­gné­tique ter­restre est créé par les mou­ve­ments du liquide conduc­teur d’élec­tri­ci­té du noyau ter­restre. Or le noyau ter­restre est tel­le­ment grand (c’est une bande de 2 200 km d’épais­seur) qu’il per­met au champ ma­gné­tique de s’étendre sur des di­zaines de mil­liers de ki­lo­mètres au-des­sus de la sur­face de la Terre. À ces dis­tances, son in­ten­si­té n’est plus que de quelques di­zaines de na­no­tes­las, contre quelques di­zaines de mil­liers de na­no­tes­las à la sur­face de la Terre et 50 fois plus à la sur­face du noyau. Les ma­chines d’IRM, elles, pro­duisent un champ ma­gné­tique de l’ordre de quelques tes­las. Mais leur petite taille et leur blin­dage em­pêchent le champ ma­gné­tique de s’étendre.

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