AP­PREN­TIS­SAGE FU­SION­NEL

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pour­rait bien être la voie par la­quelle l’in­for­ma­tion cir­cule. D. Vo­gel et A. Dus­su­tour, Proc. R. Soc. B, 283, 20162382, 2016. Dans le nu­mé­ro 512 de La Re­cherche (p. 20), nous fai­sions état d’un or­ga­nisme uni­cel­lu­laire ram­pant qui – dé­pour­vu de cer­veau – est pour­tant ca­pable d’ap­prendre à s’ha­bi­tuer à une sub­stance a prio­ri ré­pul­sive comme le sel, le ca­fé ou la qui­nine. Phy­sa­rum po­ly­ce­pha­lum fait à nou­veau par­ler de lui. Des bio­lo­gistes viennent de mon­trer qu’il peut trans­mettre cet ap­pren­tis­sage à un congé­nère en fu­sion­nant avec ce der­nier. Pour le prou­ver, ils ont créé deux groupes de 2 000 or­ga­nismes. Le pre­mier groupe avait ap­pris à s’ha­bi­tuer au sel tan­dis que le se­cond était naïf de tout ap­pren­tis­sage. Ils ont en­suite fait fu­sion­ner des or­ga­nismes de chaque groupe avant de les sé­pa­rer une heure ou trois heures plus tard. Après une heure, les or­ga­nismes naïfs ne s’ha­bi­tuent pas au sel. Mais après trois heures de fu­sion, ils s’y ha­bi­tuent, preuve d’une trans­mis­sion de cet ap­pren­tis­sage. Une ana­lyse mi­cro­sco­pique a ré­vé­lé qu’au bout de trois heures, une veine se forme à l’en­droit où les deux or­ga­nismes fu­sionnent. Cette der­nière

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