DIF­FÉ­RENTES AP­PROCHES TESTÉES DE­PUIS LES AN­NÉES 1990

La Recherche - - FONDAMENTAUX - D. Schenk et al., Na­ture, 400, 173, 1999 ; C. Ja­nus et al., Na­ture, 408, 979, 2000 ; D. Mor­gan et al., Na­ture, 408, 982, 2000.

À la fin des an­nées 1990, des ex­pé­riences de vac­ci­na­tion chez la sou­ris ont mon­tré des ef­fets bé­né­fiques sur les plaques amy­loïdes. L’ob­jec­tif était de sti­mu­ler le sys­tème im­mu­ni­taire adap­ta­tif pour qu’il dé­ve­loppe une ré­ponse spé­ci­fique contre les pep­tides Aß et les éli­mine. Ce­la re­pose sur l’ac­ti­vi­té des lym­pho­cytes B, qui pro­duisent des an­ti­corps spé­ci­fiques du pep­tide Aß, et des lym­pho­cytes T, éga­le­ment spé­ci­fiques de cet an­ti­gène, qui aident à l’ac­ti­va­tion de dif­fé­rentes cel­lules im­mu­ni­taires et s’at­taquent aus­si di­rec­te­ment aux cel­lules pré­sen­tant cet an­ti­gène. Chez la sou­ris, ce­la a ré­duit dras­ti­que­ment l’ac­cu­mu­la­tion des plaques amy­loïdes et pré­ser­vé leurs fonc­tions cog­ni­tives (1). Un es­sai chez l’homme a alors été lan­cé dès 2001, mais fut stop­pé à la suite de la sur­ve­nue, chez 6 % des pa­tients, de ré­ac­tions in­flam­ma­toires cé­ré­brales graves. Les lym­pho­cytes T an­ti-Aß ac­ti­vés par le vac­cin ont été ju­gés res­pon­sables. De­puis, toutes les ap­proches d’im­mu­no­thé­ra­pie ont consis­té à ti­rer ex­clu­si­ve­ment pro­fit du bé­né­fice po­ten­tiel des an­ti­corps an­ti-Aß, en fai­sant tout pour ne pas ac­ti­ver de cel­lules T an­ti-Aß. Notre ap­proche est dif­fé­rente : elle vise à sti­mu­ler des lym­pho­cytes T ré­gu­la­teurs, qui mo­dulent la ré­ac­tion im­mu­ni­taire contre les plaques amy­loïdes.

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