L’UNI­VERS EN VO­LUME

La Recherche - - Courrier -

Je n’ar­rive pas à com­prendre pour­quoi nous cap­tons au­jourd’hui un rayon­ne­ment émis quelques cen­taines de mil­liers d’an­nées après le Big Bang ( La Re­cherche n° 525526, p. 34). Ce rayon­ne­ment al­lant à la vi­tesse de la lu­mière, ne de­vrait-il pas avoir dé­jà dé­pas­sé notre pla­nète ?

An­dré Pi­lot Ré­ponse d’Alain Ria­zue­lo, as­tro­phy­si­cien Le Big Bang ne s’est pas dé­rou­lé en un point pré­cis. Au­quel cas, nous ne re­ce­vrions son écho lu­mi­neux qu’en un ins­tant don­né, dé­pen­dant de la dis­tance nous sé­pa­rant de ce point. Il faut voir le Big Bang comme un phé­no­mène qui s’est pro­duit par­tout en même temps. Nous re­ce­vons donc son écho lu­mi­neux à tout ins­tant, mais en pro­ve­nance de ré­gions dif­fé­rentes, à me­sure que le temps passe. Ce­la nous offre une sorte d’image en vo­lume de l’Uni­vers tel qu’il était au mo­ment où ce rayon­ne­ment a été émis.

Ain­si, si l’on ima­gine pou­voir ob­ser­ver en conti­nu le fond dif­fus cos­mo­lo­gique sur plusieurs mil­liards d’an­nées, son as­pect se­rait va­riable au cours du temps, à me­sure qu’il nous ré­vé­le­rait des ré­gions de plus en plus loin­taines de l’Uni­vers.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.