220 mil­lions d’eu­ros hors taxes

La Revue des Collectivités Locales - - Initiatives Locales -

sup­plé­men­taires sur la sta­tion, por­tant le nombre to­tal de lits à 5 500. L’uti­li­sa­tion du bois mas­sif fa­vo­rise l’in­ser­tion du pro­jet dans le pay­sage et pré­sente de nom­breux avan­tages en ma­tière de construc­tion, de res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment ou en­core de confort. Sont éga­le­ment pré­vus un pôle aqua­lu­dique ain­si qu’une grande place, lieu de vie fes­tif et lu­dique, pro­pice à la ren­contre. « Le pôle aqua­lu­dique n’est ni une pis­cine, ni un centre de bien-être, c’est bien plus que ce­la, les ac­ti­vi­tés pro­po­sées se­ront in­so­lites au­tour du thème de la mon­tagne : es­ca­lade dans l’eau, ri­vière lente, etc. », com­mente la maire d’Aime-laP­lagne. À la proue du pôle aqua­lu­dique, un bas­sin in­té­rieur-ex­té­rieur ex­po­sé sud et sur­éle­vé par rap­port au ni­veau de la route sur­plom­be­ra le do­maine skiable et les sites alen­tours.

Pre­mière sta­tion en nombre de vi­si­teurs avec 2,5 mil­lions jour­nées skieurs ven­dues, La Plagne fait par­tie de Pa­ra­dis­ki, l’un des do­maines skiables re­liés les plus grands au monde avec 425 km de pistes, of­frant une mul­ti­tude de pos­si­bi­li­tés aux skieurs comme aux non skieurs. Son dé­ve­lop­pe­ment dé­pen­dra de sa ca­pa­ci­té à s’adap­ter aux nou­veaux dé­si­rs d’une clien­tèle tou­jours plus exi­gente.

Une ac­tion glo­bale

Pour Do­mi­nique Mar­cel, le pré­sident de la Com­pa­gnie des Alpes : « Les do­maines skiables aujourd’hui ne pour­ront se dé­ve­lop­per, res­ter com­pé­ti­tifs et at­trac­tifs

C’est le coût glo­bal de l’opé­ra­tion de trans­for­ma­tion du site de Plagne Aime 2000, ré­vèle l’ar­chi­tecte Jean-Mi­chel Wil­motte. Dans ce pro­jet, la mu­ni­ci­pa­li­té d’Aime-la-Plagne ap­por­te­ra l’en­semble du fon­cier pour près de 22 M€, un mon­tant qui per­met­tra la re­qua­li­fi­ca­tion et l’équi­pe­ment des es­paces pu­blics. Elle fi­nan­ce­ra par ailleurs une halte-gar­de­rie de 600 m². « Pour le reste, c’est un fi­nan­ce­ment en­tiè­re­ment pris en charge par Pierre&Va­cances, tout comme la ges­tion des fu­turs bâ­ti­ments, des par­kings et du centre aqua­tique. C’était sti­pu­lé dans le contrat de dé­part. C’est donc une sé­cu­ri­té pour la col­lec­ti­vi­té », conclut la maire.

que si nous tra­vaillons tous la main dans la main. Il ne sert à rien d’avoir des do­maines skiables at­trac­tifs, des hé­ber­ge­ments, si les ac­ti­vi­tés d’après-ski ne sont pas au ni­veau, si l’ac­ces­si­bi­li­té des sta­tions est mau­vaise et si l’am­biance gé­né­rale n’est pas bonne. C’est tout un en­semble que re­cherche aujourd’hui le client. La qua­li­té du do­maine skiable ne suf­fit plus. C’est l’at­trac­ti­vi­té glo­bale qui compte ». La so­cié­té d’amé­na­ge­ment de La Plagne pré­voit pour sa part d’im­por­tants in­ves­tis­se­ments dans les 4 ans qui viennent pour re­dy­na­mi­ser ce sec­teur en perte de vi­tesse ces der­nières an­nées. « Notre pre­mière stra­té­gie consiste à re­don- ner de l’at­trac­ti­vi­té au gla­cier si­tué à plus de 3 000 m. Nous al­lons agir dans une lo­gique à la fois de ra­tio­na­li­sa­tion du do­maine skiable et de meilleure ges­tion des flux. Glo­ba­le­ment, dans les dix ans qui viennent, nous in­ves­ti­rons quelque de 200 M€ sur le do­maine skiable, soit le plus gros in­ves­tis­se­ment pour les an­nées à ve­nir », af­firme le di­rec­teur de la so­cié­té d’amé­na­ge­ment de La Plagne, Jean-Yves Salle. La so­cié­té oeuvre aus­si pour la ré­no­va­tion d’ap­par­te­ments qui se­ront re­mis sur le mar­ché de la lo­ca­tion. Une ac­tion me­née par de nom­breuses com­munes du ter­ri­toire. « Les col­lec­ti­vi­tés sont engagées dans des pro­grammes de ré­no­va­tion am­bi­tieux, dé­clare Jean-Luc Boch, maire de La plagne Ta­ren­taise, com­mune nou­velle qui par­ti­cipe éga­le­ment à ce pro­jet glo­bal de trans­for­ma­tion de la sta­tion. Les in­ci­ta­tions fis­cales n’existent pas. Nous de­vons trou­ver des so­lu­tions pour que les per­sonnes qui par le pas­sé ont fait l’ac­qui­si­tion d’un bien puissent le ré­no­ver puis le re­mettre en lo­ca­tion. Il en va de la sur­vie et de l’ave­nir de la sta­tion. Les clients sont consom­ma­teurs de re­mon­tées mé­ca­niques, mais sont aus­si clients de la bou­lan­ge­rie, de l’épi­ce­rie, des res­tau­rants, etc. La vie éco­no­mique fonc­tionne à par­tir du mo­ment où il y a du monde. Un ap­par­te­ment in­no­cu­pé pen­dant la sai­son tou­ris­tique, c’est une ca­tas­trophe pour le fonc­tion­ne­ment. Il faut être in­ci­ta­teur et trou­ver des so­lu­tions pé­rennes qui vont per­mettre de trans­for­mer ces lits froids en lits com­mer­ciaux dans les an­nées à ve­nir » .•

Le Pa­que­bot des neiges, bâ­ti­ment em­blé­ma­tique de la sta­tion.

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