DO­MAINE DES ROCHES NEUVES CLOS DE L’ÉCOTARD THIER­RY GER­MAIN ET MI­CHEL CHEVRÉ (VARRAINS)

La Revue du Vin de France - - DÉCOUVERTES -

Sou­dés comme deux frères, Thier­ry Ger­main et Mi­chel Chevré tra­vaillent un peu plus de 30 hec­tares en bio­dy­na­mie. En 2009, Mi­chel Chevré s’est exer­cé au blanc en so­lo. Il a pu ré­cu­pé­rer 3 hec­tares de son père sur Cour­champs, sur une belle croupe de cal­caire très blanc, orien­tée plein sud. Ce ter­roir donne une grande ten­sion sa­line au che­nin. Mi­chel a re­plan­té le vi­gnoble en 2007, en sé­lec­tion mas­sale à 8 000 pieds à l’hec­tare. Ce Clos de l’Écotard sur le­quel il n’y a pas eu de vignes de­puis le phyl­loxé­ra est tra­vaillé au che­val, en bio­dy­na­mie for­cé­ment, vi­ni­fié et éle­vé 8 mois en foudres. Le 2012 est vi­brant de pu­re­té, sa­lin, riche, sans opu­lence, d’une ten­sion énorme (16,5/20 - 18 €). Le 2011 est plus épau­lé, plus gras, tou­jours main­te­nu par cette belle aci­di­té mor­dante (16,5/20). L’Insolite 2012 (16,5/20 - 20 €) est tout aus­si pré­cis, dans un autre style, sur un ter­roir de si­lex sur cal­caires. Une ver­ti­cale sur dix mil­lé­simes confirme son ex­cel­lente te­nue dans le temps. Thier­ry Ger­main pro­duit aus­si deux autres cu­vées par­cel­laires : le Clos de l’Éche­lier 2012 (17/20 - 58 €, prix ca­viste), fin, sub­til, lon­gi­ligne, avec de fins amers, et le Clos Ro­mans 2012 (17,5/20 - 58 €, prix ca­viste), d’une pré­ci­sion ma­gis­trale et d’une fi­nesse ex­quise. Les rouges sont éga­le­ment à ne pas man­quer.

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