DOUCE RENCONTRE ENTRE LE “GE­WURZ” ET LE BERAWECKA, FA­MEUX PAIN AUX POIRES

La Revue du Vin de France - - GRANDS ACCORDS -

Cé­page noble et par­ti­cu­la­ri­té al­sa­cienne, le ge­wurz­tra­mi­ner fait par­tie de l’iden­ti­té lo­cale. Aro­ma­tique, il mû­rit ra­pi­de­ment et donne le plus sou­vent nais­sance à des vins de­mi-secs ou moel­leux. Lors­qu’il est is­su de beaux ter­roirs et sur­tout de ren­de­ments maî­tri­sés, le ge­wurz­tra­mi­ner pro­duit des vins pro­fonds, mi­né­raux et épi­cés. Ac­cor­dé à tort au foie gras, il s’ac­com­mode bien mieux de la cui­sine aux épices et des des­serts. Ha­bile vi­nif­ca­teur, Vincent Sipp réus­sit dans cette cu­vée à évi­ter le cô­té trop va­rié­tal du cé­page. Le vin à l’équi­libre de de­mi-sec pos­sède de très belles notes épi­cées, fo­rales et frui­tées (poire). Il dé­ploie sur­tout une fnale bien ten­due et sa­pide. Au­cune lour­deur dans ce vin qui laisse une bouche nette aux notes de fruits secs. Op­tez pour un ge­wurz­tra­mi­ner pas trop lourd ni su­cré. Une cu­vée “Ven­danges tar­dives” peut se ré­vé­ler in­té­res­sante, à condi­tion que l’aci­di­té ait été bien pré­ser­vée. Lit­té­ra­le­ment “pain aux poires”, cette spé­cia­li­té hi­ver­nale du nord de l’Eu­rope est ici in­ter­pré­tée par la mai­son Fer­ber. Il s’agit d’un mé­lange sa­vant de fruits plus ou moins confts, de fruits secs et de pâte à pain. Il se conserve plu­sieurs mois et n’en est que meilleur.

TOUT EN DOU­CEUR. Le pain aux poires de Christine et Bru­no Fer­ber s’amou­rache du “ge­wurz” de Vincent Sipp (à d.).

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