L’ÉCLAT AL­SA­CIEN EN SIX MIL­LÉ­SIMES

La Revue du Vin de France - - MAGAZINE -

Nez très fin et ra­cé où se dé­ve­loppe une mi­né­ra­li­té fine. Pour Jean-Mi­chel Deiss, ce­la évoque un pay­sage blanc et ou­vert. La robe se montre plus blanche et claire, jouant avec la lu­mière par sa trans­pa­rence. En bouche, c’est un vin ci­se­lé avec un très bel éclat. Tout en ten­sion, mais sans aus­té­ri­té, cette ma­gni­fique cu­vée se pro­longe par une forte note sa­lée. Un fron­holz lu­mi­neux et épu­ré. Les deux vins se font écho par leur dif­fé­rence. la per­cep­tion de sel mi­né­ral est im­por­tante. Un fron­holz de plus en plus sa­lé et épu­ré. Un vin d’es­prit et mi­ni­ma­liste. Tel un clin d’oeil à son sol sombre, la cou­leur est tou­jours plus do­rée. Exo­tique, le nez va sur des notes de mangue puis de miel d’aca­cia. Suivent le tilleul et la fleur blanche. Une exu­bé­rance ol­fac­tive qui dis­pa­raît dans une bouche res­ser­rée. La sen­sa­tion tac­tile est ren­for­cée par cet im­pact mus­clé et une puis­sance peu nuan­cée, tout en den­si­té. Si Jean-Mi­chel Deiss ne cherche pas à éli­mi­ner le sucre ré­si­duel, la ri­chesse de ce vin s’équi­libre par de beaux amers of­frant un contre­point très in­té­res­sant. Le ter­roir com­mence à par­ler avec sa note d’iode.

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