Sucre pi­quant, aci­di­té in­tense : la ma­gie des vins de paille !

La Revue du Vin de France - - DÉGUSTATION -

Nous les avons goû­tés avec les autres li­quo­reux, mais les vins de paille jouent une mu­sique dif­fé­rente. Pous­sant la lo­gique du pas­se­rillage plus loin, la pro­lon­geant par un sé­chage sur claies avant un pres­su­rage qui a lieu plu­sieurs mois après la ven­dange, ils ac­quièrent un équi­libre pi­quant et tor­ré­fié par­ti­cu­lier, un cô­té plus vis­queux. De plus, dans le Ju­ra, ils sont sou­vent is­sus d’un mé­lange de rai­sins blancs et rouges. La Paille Per­due 2008 (16,5/20) du do­maine La­bet se montre per­cu­tant dans son al­liance d’aci­di­té in­tense et de confi­ture de fraise fu­gace. Les cu­vées Spirale 2005 (16/20) et PMG 2009 (16/20) de Stéphane Tissot ex­priment ce même pa­ra­doxe du “sucre pi­quant”, avec des pointes cho­co­la­tées et un cô­té fruits rouges ame­né par le poul­sard. Pour mé­moire, men­tion­nons aus­si les vins de paille de l’Her­mi­tage.

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