« C’est dur de re­par­tir »

La Ruche - - Brioude -

Mer­cre­di,

la sous-pré­fète a quit­té le Bri­va­dois di­rec­tion le Loir-et-Cher. L’oc­ca­sion de re­ve­nir avec elle sur ces deux an­nées.

Ce mer­cre­di soir, dans la cour de la sous­pré­fec­ture, élus et per­son­na­li­tés ci­viles et mi­li­taires étaient ve­nus en nombre à l’oc­ca­sion du dé­part de Ca­the­rine Four­che­rot. Nom­mée sous­pré­fète de Ro­mo­ran­tin­Lan­the­nay, dans le Loir­et­Cher, elle a of­fi­ciel­le­ment pris ses fonc­tions la se­maine der­nière. Et c’est le coeur lourd, que Ca t h e r i n e Fo u rc h e r o t quitte le Bri­va­dois où elle était ar­ri­vée en sep­tembre 2017.

À titre per­son­nel, qu’avez­vous pen­sé de ces deux an­nées ?

C’est dur de re­par tir. Avec mon ma­ri et mes en­fants, nous vi­vions ici. Nous avons sillon­né le ter­ri­toire. Les pay­sages vont me man­quer. Saugues est très beau par exemple. Le ter­ri­toire est vrai­ment splen­dide. Je me suis beau­coup pro­me­née à pied les di­manches après­mi­di. Nous avons aus­si fait du ca­noë dans les Gorges de l ’ A l l i e r. Brioude est vrai­ment une très belle ville avec sa ba­si­lique, sa den­telle… Il y a une vraie qua­li­té de vie. Main­te­nant, je se­rai une am­bas­sa­drice du Bri­va­dois. C’est dur de par­tir et d e t o u t re c o m m e n c e r ailleurs.

Quels ont été les gros dos­siers qui vous ont mar­qué ?

Il y en a quatre. Il y a d’abord eu la si­gna­ture du contrat de ru­ra­li­té ain­si que la fu­sion des com­mu­ Ca­the­rine Four­che­rot a pris ses fonc­tions dans le Loir-etC­her : « J’aime mon mé­tier, me sen­tir utile. »

nau­tés de com­munes. La carte était dé­jà dé­fi­nie à mon ar­ri­vée, mais nous avons beau­coup tra­vaillé avec les élus, sur les com­pé­tences, les consé­quences fis­cales ou en­core les ques­tions de gou­ver­nance. L’ac­cueil des mi­grants à Saint­Beau­zire était éga­le­ment pas­sion­nant et hu­mai­ne­ment très in­té­res­sant. L’ar­ri­vée des fa­milles, la sco­la­ri­sa­tion des en­fants… C’est une vraie réus­site. En­fin, il y a les su­jets qui touchent à

l’em­ploi : les trans­mis­sions et re­prises d’en­tre­prises, les aides pour la va­lo­ri­sa­tion de l’image des se­niors et l’ap­pren­tis­sage.

Lo­ca­le­ment, d’autres dos­siers vous ont aus­si bien oc­cu­pée ?

Oui, pour les écoles de Brioude, par exemple, je me suis bat­tue et nous avons ob­te­nu un fi­nan­ce­ment ex­cep­tion­nel. Les pro­blèmes à l’usine Ce­ra­ba­ti de Cou­teuges et ceux de Laurent Laine à Saugues étaient éga­le­ment pre­nants. Je me sou­viens aus­si du dos­sier de l’im­meuble de Saint­Pal­deSe­nouire, de ce­lui de la RN 102, du ra­dar mé­téo de Sem­ba­del, de l’ate­lier Em­ma­nuel Bar­rois, l’Hô­tel de la den­telle…

Avez-vous des re­grets ?

J’ai quelques re­grets concer­nant les com­munes nou­velles, même si la dé­ci­sion ne m’ap­par­te­nait pas. Je n’ai pro­ba­ble­ment pas réus­si à convaincre.

« Main­te­nant, je se­rai une am­bas­sa­drice du Bri­va­dois »

Se­lon vous, que manque-t-il en Bri­va­dois ?

En ma­tière de tou­risme, je crois qu’il manque des hô­tels, comme par exemple à La Chaise­Dieu. Je p e n s e a u s s i q u’ i l f a u t pour­suivre les tra­vaux concer­nant la trans­mis­sion et la re­prise d’en­tre­prises. Il faut éga­le­ment tra­vailler en­core sur la pro­blé­ma­tique du dé­sert mé­di­cal.

Quelles per­sonnes vous ont par­ti­cu­liè­re­ment mar­qué ?

Claire May­na­dier, la di­rec­trice de l’hô­pi­tal. Elle est un vé­ri­table mo­teur. Il y a aus­si les membres de Léo­La­grange. C’est une vé­ri­table ri­chesse d’avoir à nos cô­tés Di­dier Luce et Ra­phaëlle Cour­tial. En­fin, je ci­te­rai Jean­Jacques Fau­cher. Il a beau­coup fait pour les écoles. Elles se­ront mo­dernes et c’est un vrai pro­jet d’ave­nir.

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