Pour un re­tour aux 4 jours

La Ruche - - C'est la rentrée...2017-2018 -

Au vil­lage de Saint-Hi­laire, des pa­rents d’élèves se sont réu­nis mer­cre­di 6 sep­tembre au ma­tin pour mon­trer leur sou­hait de re­pas­ser à l’école à 4 jours.

Une pé­ti­tion à des­ti­na­tion des fa­milles a été mise en place, pour de­man­der l’avis des pa­rents pour un re­tour à 4 jours d’école à comp­ter de sep­tembre et « plus de 80 % ont ré­pon­du fa­vo­ra­ble­ment, pré­cise une ma­man. Le pro­blème du mer­cre­di, c’est qu’il n’y a pas de struc­ture d’ac­cueil sur la com­mu­nau­té de com­mune » . Da­mien Gau­dr iault, maire de Saint­Mar­tin­d’Ol­lières ex­plique de son cô­té qu’ « une so­lu­tion avait donc été trou­vée l ors d’une réunion. Ou­vrir une gar­de­rie ex­tra­s­co­laire, que l a c o m m u n e d e Sa i n t ­ Mar­tin­d’Ol­lières pour­rait gé­rer grâce aux em­ployés com­mu­naux ».

Saint­Hi­laire et SaintMar­tin­d’Ol­lières étant en re­grou­pe­ment pé­da­go­gique in­ter­com­mu­nal (RPI) avec Chas­si­gnoles, Valz­sous­Cha­teau­neuf et Pes­lières, il faut faire pour cer­tains en­fants jus­qu’à 1 h 30 de tra­jet, al­ler­re­tour, pour seule­ment 2 h 30 de cours le mer­cre­di ma­tin. « Notre Mo­bi­li­sa­tion de­vant l’école pour un re­tour aux 4 jours.

pré­oc­cu­pa­tion prin­ci­pale est le bien­être des en­fants et leur rythme », ex­plique l’édile.

La dif­fi­cul­té est que la RPI dé­pend de deux dé­par­te­ments la Haute­loire et le Puy­de­Dôm et donc de deux ins­pec­teurs. L’an pas­sé, l’ins­ti­tu­trice n’avait qu’entre trois et six en­fants sco­la­ri­sés le mer­cre­di ma­tin, cette an­née il ne de­vrait être que trois au plus. Vincent De­lauge, se­cré­taire dé­par­te­men­tal du syn­di­cat Force Ou­vrière des per­sonn e l s d u p re m i e r d e g r é s’ex­prime : « à ce jour le pro­blème est le rythme sco­laire, notre syn­di­cat se bat de­puis 2012 contre cette ré­forme. Nous sommes at­ta­chés à l’école de la Ré­pu­blique dans le cadre na­tio­nal, re­ve­nir à 4 jours, pour tous, dans toutes les

écoles, sur 36 se­maines. C’est la po­si­tion syn­di­cale de Force Ou­vrière et la po­si­tion ma­jo­ri­taire du per­son­nel de l’édu­ca­tion. Le pro­blème à Saint­Hi­laire est que, l’ins­pec­teur du Puy­de­Dôme n’est pas op­po­sé aux 4 jours, mais la com­mu­nau­té de com­mune met son ve­to et l’ins­pec­teur de Haute­Loire ne se­rait pas fa­vo­rable ».

La mo­bi­li­sa­tion des pa­rents mer­cre­di der­nier a pous­sé Ber­trand Faure, ins­pec­teur de l’Édu­ca­tion na­tio­nale de la cir­cons­crip­tion de Brioude, à ve­nir à leur ren­contre. De leurs cô­tés les maires des com­munes concer­nés ont adres­sé une nou­velle de­mande pour pas­ser à la se­maine des quatre jours à l’ins­pec­tion aca­dé­mique. Les choses vont­elles chan­ger ?

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