Le bras de fer est en­ga­gé

La Ruche - - Brioude -

Dé­bu­tée

au Puy-en-Ve­lay, la jour­née d’ac­tion contre la ré­forme du droit du tra­vail s’est ache­vée à Brioude par un ras­sem­ble­ment in­for­ma­tif à l’usage des sa­la­riés ini­tiée par l’Union lo­cale CGT.

Pas de doute, la ren­trée so­ciale est bien là. Après la ma­ni­fes­ta­tion au Puye n ­Ve l a y, q u i a r é u n i 1.300 per­sonnes mar­di 12 sep­tembre au ma­tin, les élus de l’Union lo­cale CGT de Brioude avaient ap­pe­lé à un ras­sem­ble­ment de­vant la mai­rie de Brioude, à 18 heures.

Un ras­sem­ble­ment pour ex­pli­quer les prin­ci­pales me­sures des or­don­nances, mais aus­si pour lais­ser la pa­role à la soixan­taine de per­sonnes pré­sentes sur le par­vis. Est­ce la com­plexi­té du su­jet ? La peur de prendre la pa­role en pu­blic ? Tou­jours est­il que ce sont es­sen­tiel­le­ment les élus qui se sont ex­pri­més. Face à la jungle des textes ap­pe­lés à ré­for­mer le code du tra­vail, ils ont aler­té les sa­lar iés sur les consé­quences que cer­taines dé­ci­sions pour­raient avoir dans les en­tre­prises bri­va­ Les re­pré­sen­tants de l’union lo­cale CGT avaient or­ga­ni­sé un ras­sem­ble­ment « pé­da­go­gique » de­vant la mai­rie mar­di en fin de jour­née.

doises.

Di a l o g u e s o c i a l d a n s l’en­tre­prise sans les dé­lé­gués syn­di­caux ou les re­pré­sen­tants du per­son­nel, créa­tion des contrats de mis­sion, di­mi­nu­tion des in­dem­ni­tés aux Prud’hommes ou en cas de li­cen­cie­ment, les syn­di­ca­listes consi­dèrent que ce sont « les ac­quis so­ciaux de 36, de 68 et de 92 qui vont dis­pa­raître avec ces or­don­nances ».

« Il y a un dis­cours sur le

sa­lar ié égal de son em­ployeur. Mais ça n’existe pas, il y en a tou­jours un qui signe le contrat de tra­vail et un qui est le su­bor­don­né de l’autre, a tem­pê­té Laurent Ba­tis­son. Ne rê­vez pas, avec le pa­tron, ça se passe très bien jus­qu’au jour où on vient frap­per à notre porte… »

Le ras­sem­ble­ment s’est sé­pa­ré sur l’an­nonce de la pro­chaine jour­née na­tio­nale d’ac­tion à l’ap­pel de

la CGT, le 21 sep­tembre. « Il faut lut­ter pour es­sayer de les faire re­cu­ler. On compte sur vous. Toute ba­taille est per­due si on ne la mène pas », a conclu Myriam Che­va­lier­Bonn o u r, l a s e c r é t a i re d e l’Union lo­cale. Une conclu­sion qui res­sem­blait fort à la pre­mière manche d’un bras de fer entre le gou­ver­ne­ment et les op­po­sants aux or­don­nances…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.