Ap­pel à la vi­gi­lance face à la vague de cam­brio­lages

La Ruche - - LA UNE - MA­THILDE FONTÈS ma­thilde.fontes@cen­tre­france.com (*) Les pré­noms ont été mo­di­fiés.

De­puis le dé­but de l’été, le Bri­va­dois connaît une re­cru­des­cence de cam­brio­lages. Des ha­bi­tants vic­times té­moignent de cette ex­pé­rience trau­ma­ti­sante. Face à cette hausse, les gen­darmes ap­pellent à la vi­gi­lance et donnent quelques conseils pour ten­ter de s’en pré­mu­nir.

En mars der­nier, la mai­son de Ber­nard, si­tuée à Brioude, a été la cible d’un cam­brio­lage. Il est de­puis de­ve­nu un voi­sin vi­gi­lant.

Dans la nuit du 23 au 24 mars, trois ha­bi­ta­tions du lo­tis­se­ment Pra­bou­zou, à Brioude, ont été cam­br io­lées. Dont celle de Ber­nard (*). Ce re­trai­té et son épouse étaient par­tis pas­ser une se­maine dans le Tarn. Lors­qu’un coup de fil de leur fille Ma­rie, res­tée à Br ioude, les a obli­gés à écour­ter leur sé­jour.

« Comme ils étaient ab­sents, je pas­sais tous les jours chez eux, à des heures dif­fé­rentes de la jour­née, juste pour vé­ri­fier si tout al­lait bien, se sou­vient la jeune femme. Le jeu­di, j’y suis al­lée vers 17 heures. Tout était nor­mal. Le len­de­main, ven­dre­di, en fin d’après­mi­di, j’ai vu que le grillage ex­tér ieur était ca­bos­sé. J’ai

pen­sé à un chat… Et puis ma fille m’a dit “Oh, re­garde ma­man, pa­pi et ma­mie sont ren­trés, la porte est ou­verte !” » Ma­rie com­prend vite. « Ils ont tout retourné dans la mai­son, dé­crit­elle. Ils ont même

cas­sé des ar­moires qui étaient fer­mées à clef. On ne pou­vait même plus faire le tour du lit dans la chambre, tel­le­ment il y a va i t d e s a f f a i re s p a r ­ tout… » De chez Ber­nard et son épouse, les cam­brio­leurs sont re­par­tis les

bras char­gés : « Ils ont pris l’or­di­na­teur, la ta­blette, les trois ap­pa­reils pho­tos, des bi­joux et même les sacs de voyage, pro­ba­ble­ment pour trans­por­ter tout ce qu’ils ont vo­lé. Ils ne sont pas al­lés dans la cui­sine, elle était propre et bien ran­gée. Et ne sont pas par­ve­nus à en­trer dans le ga­rage. »

Im­mé­dia­te­ment, Ma­rie pré­vient les gen­darmes, puis ses pa­rents qui prennent aus­si­tôt la route du re­tour. « J’ai tout ran­gé avant qu’ils ar­rivent. Je ne vou­lais pas que ma mère voit sa mai­son dans cet état. Sur tout sa chamb re… » Et s o n p è re d e pour­suivre : « Sa­voir qu’ils ont fouillé dans nos af­faires, dans nos vê­te­ments, ce n’est pas évident… »

« Sa­voir qu’ils ont fouillé dans nos af­faires… »

Conser­ver les fac­tures, faire des pho­tos

Au­jourd’hui, Ber­nard a ren­for­cé, un peu plus, la sé­cur ité de sa mai­son. « J’ai ra­jou­té des ver­rous aux vo­lets rou­lants et chan­gé la porte d’en­trée. Elle a main­te­nant une ser­rure à cinq points au lieu de trois. »

Mais si le père et sa fille ont ac­cep­té de li­vrer leur té­moi­gnage, c’est sur­tout pour mettre en garde les Bri­va­dois. « Sur­tout, il faut bien conser­ver toutes les fac­tures. Et aus­si faire des pho­tos des bi­joux et ob­jets de va­leur… Et ne pas hé­si­ter à contac­ter la gen­dar­me­rie lors­qu’on aper­çoit un vé­hi­cule ou une per­sonne sus­pecte. Nous, on les ap­pelle sou­vent. On est peut­être pé­nibles, mais au moins, nous sommes vi­gi­lants ! »

(PHO­TO F.-X GUTTON)

(PHO­TO D’ILLUS­TRA­TION FRAN­ÇOIS-XA­VIER GUTTON)

Or­di­na­teur, ta­blette, bi­joux ont été dé­ro­bés chez Ber­nard, en mars.

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