GPSO : ALAIN ROUS­SET EN AP­PELLE AUX IN­VES­TIS­SE­MENTS D’AVE­NIR

La Tribune Bordeaux - - ATTRACTIVITÉ - J-Ph. D.

Mal­gré la va­li­da­tion en sep­tembre 2015 par le gou­ver­ne­ment des nou­velles lignes à grande vi­tesse Bor­deauxTou­louse et Bor­deaux-Dax, ce­ci mal­gré l'avis né­ga­tif du 30 mars 2015 ren­du par la com­mis­sion d'en­quête, la foi dans l'abou­tis­se­ment du Grand Pro­jet fer­ro­viaire du Sud-Ouest (GPSO) semble se dé­li­ter. La réa­li­sa­tion d'une nou­velle sé­rie d'études a bien été au­to­ri­sée, pour ce pro­jet qui frôle les 10 Md€, mais le feu de la convic­tion semble avoir été la­mi­né par l'im­pi­toyable pres­sion que su­bissent les fi­nances pu­bliques. Même Alain Rous­set, pré­sident (PS) de Nou­vel­leA­qui­taine, et ar­dent pro­mo­teur de­puis des an­nées de ce qui fut un gros mor­ceau du « chan­tier fer­ro­viaire du siècle », ne voit pas pour le mo­ment d'is­sue très claire au fi­nan­ce­ment du GPSO, d'au­tant plus que le conseil ré­gio­nal de Nou­velle-Aqui­taine s'est en­ga­gé à par­ti­ci­per au fi­nan­ce­ment des études préa­lables et des ac­qui­si­tions fon­cières, mais n'in­ter­vien­dra pas sur les tra­vaux de construc­tion de l'in­fra­struc­ture. De ce­la, Alain Rous­set s'en est ou­vert à Louis Sch­weit­zer, Com­mis­saire gé­né­ral à l'in­ves­tis­se­ment, chez le pré­fet de ré­gion, Pierre Dar­tout, le

4 no­vembre, à l'oc­ca­sion d'un co­mi­té de sui­vi sur les In­ves­tis­se­ments d'ave­nir en Nou­velle-Aqui­taine. Lors d'une réunion im­promp­tue chez le pré­fet, Alain Rous­set a fait un point sur le GPSO à Louis Sch­weit­zer, tout en s'adres­sant à La Tri­bune : « Ac­tuel­le­ment, on ne sait pas fi­nan­cer la ligne à grande vi­tesse. Elle de­vait faire par­tie du Pro­gramme d'in­ves­tis­se­ments d'ave­nir (PIA), mais elle en a été sor­tie parce que les pro­jets du PIA, un coup c'était Jup­pé, un coup c'était Ro­card », a ré­vé­lé le pré­sident de Ré­gion. « Le PIA est né­ces­saire parce qu'un ré­seau fer­ré, c'est un in­ves­tis­se­ment sur cent ans. Et le dis­po­si­tif du par­te­na­riat pu­blic-pri­vé (PPP) ne peut pas ré­pondre à cette contrainte. C'est pour­quoi il faut un au­to­fi­nan­ce­ment na­tio­nal. Ni l'État ni les col­lec­ti­vi­tés ne peuvent y ar­ri­ver. »

Uti­li­sé pour la réa­li­sa­tion de la LGV Tours-Bor­deaux, le PPP, dé­sor­mais ins­crit au bi­lan des col­lec­ti­vi­tés au cha­pitre des dettes, ne fait plus re­cette chez les élus. Le pro­chain PIA, qui se­ra le troi­sième de la sé­rie, doit être vo­té au Par­le­ment et se­ra do­té, s'il est adop­té, de 10 Md€. Le PIA étant na­tio­nal, il fau­dra bien en­core trou­ver quelques mil­liards pour bou­cler l'en­ve­loppe…

La pro­lon­ga­tion de­puis Bor­deaux vers Tou­louse d’une part, vers l’Espagne via Dax d’autre part, pose pro­blème. Réunies sous l’ap­pel­la­tion GPSO, ces deux branches né­ces­sitent un fi­nan­ce­ment de 10 Md€. Le PIA est né­ces­saire parce qu’un ré­seau fer­ré, c’est un in­ves­tis­se­ment sur cent ans

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.