Cette fois, l’OL a lan­cé sa sai­son

La Tribune de Lyon - - CHRONIQUES -

T out ou presque a dé­jà été écrit sur le der­by de di­manche der­nier : la vic­toire sans faille des Lyon­nais, la cé­lé­bra­tion de Na­bil Fe­kir et le match ar­rê­té plu­sieurs di­zaines de mi­nutes ont abreu­vé les co­lonnes de jour­naux et as­sé­ché les bouches des com­men­ta­teurs de pla­teaux té­lé­vi­sés. Mais cette vic­toire, aus­si mar­quante soit- elle, n’est pas une fin en soi. Pour les Lyon­nais, elle si­gni­fie bien plus. En ache­vant un mois ver­tueux ( six vic­toires en au­tant de matchs, 20 buts mar­qués, trois buts en­cais­sés), l’OL s’est ou­vert les portes de l’es­poir. Ce­lui d’une sai­son qui pour­rait voir le club re­trou­ver la Ligue des cham­pions. Ce n’est pas fait, loin de là, mais ce n’était pas ga­gné non plus il y a en­core quelques se­maines, quand Bru­no Ge­ne­sio et son équipe étaient sous le feu des cri­tiques pour leur jeu pauvre et sans re­nou­veau. Jean- Mi­chel Au­las avait don­né ren­dez- vous après le der­by. Il a vou­lu voir ? Il a été ser­vi. Son OL reste per­fec­tible et conti­nue de su­bir des mo­ments de pres­sion comme contre Ever­ton ou de pê­cher par or­gueil comme contre Metz, mais dé­sor­mais il gagne à chaque fois. Mieux, il ne prend plus de but et est de­ve­nu une ma­chine à mar­quer. Na­bil Fe­kir est l’homme pro­vi­den­tiel, ce­lui au- des­sus de la mê­lée qu’in­car­nait Alexandre La­ca­zette les sai­sons pas­sées. Mem­phis De­pay et Ma­ria­no énervent tou­jours mais af­fichent un ren­de­ment im­pres­sion­nant. Quant à Ber­trand Trao­ré, son ac­ti­vi­té s’est dou­blée d’une réelle ef­fi­ca­ci­té. Ja­mais, dans son his­toire, l’OL n’avait mar­qué au­tant après douze jour­nées. Sur­tout, sur les 32 buts ins­crits en cham­pion­nat, 31 ont im­pli­qué au moins un membre de la ligne d’at­taque. La greffe prend. C’était plu­tôt at­ten­du au vu des sommes dé­bour­sées cet été, mais les ré­sul­tats ré­cents doivent per­mettre à Bru­no Ge­ne­sio et Jean- Mi­chel Au­las de souf­fler un peu. Der­rière Pa­ris, l’OL, Mo­na­co et Mar­seille forment un trio qui sent bon le cham­pion­nat pal­pi­tant. Ce­lui des grosses équipes, des chaudes af­fiches et des re­tour­ne­ments de si­tua­tion à foi­son. Le par­cours eu­ro­péen de cha­cun in­flue­ra sur leur des­tin na­tio­nal. Mais avec ses der­niers ré­sul­tats, Lyon s’est don­né le droit de re­gar­der vers le haut. Et ça pour­rait bien du­rer.

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