Être beau, ça peut rap­por­ter gros!!

D’après une étude aus­tra­lienne, les hommes « plus beaux que la moyenne » per­çoivent un sa­laire plus éle­vé que les autres.

La Tribune Hebdomadaire - - LE BUZZ - LA TRI­BUNE.FR

AVOIR UN PHY­SIQUE D’APOL­LON a un impact non né­gli­geable sur la fiche de paye. C’est en tout cas ce qu’il res­sort d’une étude aus­tra­lienne pu­bliée ré­cem­ment par le Syd­ney Mor­ning He­rald et dé­ni­chée par Cour­rier in­ter­na­tio­nal.

Concrè­te­ment, il ap­pa­raît que les hommes plus beaux que la moyenne gagnent 81"750 dol­lars (62"600 eu­ros) par an, contre 49"600 dol­lars (38"000 eu­ros) pour ceux qui se si­tuent en des­sous. En d’autres termes, les hommes les plus at­trac­tifs gagnent donc 22"% de plus que la moyenne, et les moins beaux gagnent 26"% de moins. Pour clas­ser les gens se­lon leur « beau­té », chaque en­quê­teur a pla­cé le phy­sique des per­sonnes qu’il interrogeait sur une échelle de six ni­veaux, de « bien plus sé­dui­sant que la moyenne » à « très in­fé­rieur à la moyenne ». Entre chaque en­quê­teur, les ré­sul­tats ont été concor­dants, re­latent les res­pon­sables de l’étude.

LE SYN­DROME DE LA BLONDE STU­PIDE NE LES TOUCHE PAS

Et pour les femmes alors"? D’après l’éco­no­miste – et dé­sor­mais dé­pu­té tra­vailliste – An­drew Leigh, qui a co­réa­li­sé l’étude, cet ef­fet est plus complexe à éva­luer. Lui, qui a étu­dié l’impact de l’ap­pa­rence phy­sique des po­li­tiques sur leurs chances d’êtres élus, ex­plique : « Lors d’une élec­tion, la beau­té aide da­van­tage les can­di­dats que les can­di­dates. C’est peut-être parce que les jo­lies femmes sont vic­times du sté­réo­type se­lon le­quel elles ne peuvent être à la fois belles et in­tel­li­gentes. Pour les hommes, il n’existe pas d’équi­valent du “syn­drome de la blonde stu­pide”. »

Ce n’est pas la pre­mière fois qu’une étude fait le lien entre la beau­té et le sa­laire, ou plus lar­ge­ment la réus­site pro­fes­sion­nelle. En 2001, le cher­cheur amé­ri­cain Da­niel Ha­mer­mesh avait pu­blié une étude in­ti­tu­lée Beau­ty Pays. Why At­trac­tive People Are More Suc­cess­ful (« La beau­té paie. Pour­quoi les gens beaux ont plus de suc­cès », Prin­ce­ton Uni­ver­si­ty Press). Il mon­trait ain­si qu’un bel homme ga­gnait en moyenne 17"% de plus qu’un homme au phy­sique peu avantageux. Les jo­lies femmes, elles, ga­gne­raient 13"% de plus que les moins belles.

En outre, ces der­nières an­nées, les études poin­tant les dis­cri­mi­na­tions sa­la­riales sur des cri­tères liés à une re­pré­sen­ta­tion cen­sée être com­mune de la beau­té se sont mul­ti­pliées. En 2011, une étude pa­rue dans le Jour­nal of Ap­plied Psy­cho­lo­gy ex­pli­quait no­tam­ment que les femmes « très minces » ga­gnaient en moyenne 22"000 dol­lars (16"470 eu­ros) de plus par an que leurs ho­mo­logues de « poids moyen ».

Mais d’autres cri­tères pour­raient aus­si jouer. Se­lon une étude com­man­dée en 2009 par l’American Mus­tache Ins­ti­tute, les Amé­ri­cains mous­ta­chus ga­gne­raient 8,2"% de plus que les bar­bus"! Et 4,2"% de plus que les per­sonnes ra­sées de près. Un bé­mol tou­te­fois : l’étude ex­pli­quait que les mous­ta­chus ont ten­dance à dé­pen­ser plus (11"%) et à éco­no­mi­ser moins (3"%) que leurs col­lègues.

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