Ser­vices de l’état : le sou­ci de l’équi­té

La Tribune Languedoc-Roussillon - - À La Une Toulouse / Montpellier -

QQuand Phi­lippe Roesch, Se­cré­taire gé­né­ral pour les af­faires ré­gio­nales Oc­ci­ta­nie par in­té­rim, à la pré­fec­ture de Ré­gion, ra­conte la ré­forme ter­ri­to­riale de l’état, il veut ras­su­rer sur l’équi­té qui au­rait pré­va­lu dans le pro­ces­sus entre les deux an­ciennes ré­gions… Le der­nier point d’étape, réa­li­sé en fé­vrier 2017, porte sur les chiffres de fin 2016, « les mou­ve­ments in­ter- an­nuels n’étant pas sui­vis », rap­pelle Phi­lippe Roesch à la mi-juillet. Les ad­mi­nis­tra­tions ré­gio­nales de l’état comptent 4 808 agents dont 2 161 sur l’ex-lan­gue­doc-rous­sillon (45 %) et 2 647 sur l’ex-mi­di-py­ré­nées (55 %). Soit une di­mi­nu­tion de 2,9 % en un an. « La ré­forme a trois ans pour être dé­fi­ni­tive, dé­clare Phi­lippe Roesch. On est à 90 % du bas­cu­le­ment, il reste quelques postes- dou­blons d’agents qui par­ti­ront bien­tôt à la re­traite. D’ici fin 2017, la baisse des ef­fec­tifs ré­gio­naux de­vraient se pour­suivre, mais sui­vant une am­pleur mal éva­luée du fait du chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment et de la pour­suite du non rem­pla­ce­ment des dé­parts à la re­traite ».

DÉ­PLA­CE­MENTS

La fer­me­ture des sites mont­pel­lié­rains (DRFIP et SGAR) et tou­lou­sain (Chambre ré­gio­nale des comptes) est ef­fec­tive et le per­son­nel trans­fé­ré de­puis le 1er sep­tembre 2016. Au to­tal, 1 153 agents ont été tou­chés par la ré­forme (chan­ge­ment de poste, com­pé­tences, pé­ri­mètre), 400 par une mo­bi­li­té fonc­tion­nelle et 37 par une mo­bi­li­té géo­gra­phique (la moi­tié entre Tou- louse et Mont­pel­lier, la moi­tié pour chan­ger de ré­gion). « L’équi­libre est to­ta­le­ment main­te­nu, mar­tèle Phi­lippe Roesch. Avec les ef­fec­tifs dé­par­te­men­taux, on est exac­te­ment dans les mêmes pro­por­tions. » Cinq di­rec­tions ré­gio­nales sont dé­sor­mais bi-sites : Di­reccte, Dreal, Draaf, Dr­jscs et Drac, et « la ré­par­ti­tion des pôles mé­tier s’équi­libre sur le ter­ri­toire » (voir en­ca­dré). « Nos craintes portent sur l’or­ga­ni­sa­tion des cadres, ob­serve un syn­di­ca­liste CGT. No­tam­ment le risque liés aux nom­breux dé­pla­ce­ments, aux am­pli­tudes ho­raires. » Phi­lippe Roesch ras­sure : « Les dé­pla­ce­ments touchent da­van­tage les états ma­jors, et comme les pôles se sont spé­cia­li­sés, il y a moins d’échanges entre les sites et ils se font plu­tôt par vi­sio­con­fé­rence ou web- con­fé­rence. Glo­ba­le­ment, les dé­pla­ce­ments ont aug­men­té en 2016, mais en 2017, ce phé­no­mène ra­len­tit car les ajus­te­ments ont eu lieu ».

« NI BLANC, NI NOIR »

Quid de l’in­quié­tude du monde éco­no­mique à l’idée de voir s’éloi­gner les centres de dé­ci­sions et les ser­vices de l’état ? « Je n’ai pas vrai­ment eu de re­tours né­ga­tifs, ré­pond Phi­lippe Roesch. On a plu­tôt l’im­pres­sion que, grâce au ni­veau dé­par­te­men­tal ren­for­cé, la proxi­mi­té de l’état existe tou­jours. Et le fait que la ré­gion soit plus im­por­tante fait que l’éche­lon cen­tral à Pa­ris est obli­gé de prendre en consi­dé­ra­tion l’éche­lon ré­gio­nal. Ce n’est ni tout blanc ni tout noir. » En­fin, cô­té bud­get de fonc­tion­ne­ment des ad­mi­nis­tra­tions ré­gio­nales, la baisse de 8 à 10 % réa­li­sée en 2016 de­vrait être re­con­duite sur 2017. « Plu­tôt 10 %, compte te­nu du gel bud­gé­taire de­man­dé par le gou­ver­ne­ment », pré­cise Phi­lippe Roesch. Cécile Chaigneau

La réorganisation des ser­vices de l’état sur la nou­velle ré­gion Oc­ci­ta­nie est dé­sor­mais bien avan­cée. Les fonc­tion­naires en charge de cette mis­sion ont à coeur de sou­li­gner le sou­ci de l’équi­libre entre les deux an­ciennes ré­gions, qui a été le fil rouge de cette ré­forme.

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