DE L'AUTORITE AU LEA­DER­SHIP, A LA CROISEE DES MONDES CI­VILS ET MI­LI­TAIRES

La Tribune - - LA CHRONIQUE - CLAIRE GLEMAU ET RO­MAIN MIELCAREK

Nous or­ga­ni­sions le 29 juin avec l'Ecole de Guerre un pre­mier col­loque in­ti­tu­lé « A la Croi­sée des Mondes », une ré­flexion sur l'art de di­ri­ger à la croi­sée des mondes ci­vils et mi­li­taires. Haut-gra­dés, en­tre­pre­neurs et autres per­son­na­li­tés de la so­cié­té ci­vile ont échan­gé sur la dif­fé­rence entre au­to­ri­té et lea­der­ship. « Chef, oui chef ! » Lorsque l'on évoque l'au­to­ri­té mi­li­taire, on pense as­sez spon­ta­né­ment à la fi­gure du ser­gent ins­truc­teur Hart­man ca­ri­ca­tu­ré avec ta­lent par Stan­ley Ku­brick dans Full Me­tal Ja­cket. A l'ar­mée, le chef, c'est ce­lui qui braille après d'hommes qui ne lui obéissent que parce que jus­te­ment, il est le chef. Il a les ga­lons donc on ne peut que s'exé­cu­ter, de plus ou moins bonne grâce. Le chef est un type im­bu­vable, hau­tain et pro­ba­ble­ment trop bête pour faire autre chose que l'ar­mée. Les sta­giaires de l'École de Guerre ont pour­tant clô­tu­ré leur for­ma­tion en dé­mon­trant à quel point cette vi­sion était ana­chro­nique et fausse. La crème des of­fi­ciers a ex­po­sé les qua­li­tés de vrais lea­ders : sen­si­bi­li­té, dé­ter­mi­na­tion, ou­ver­ture d'es­prit, dé­vo­tion, es­prit de com­mu­ni­ca­tion... Sur­tout, ils ont ex­pri­mé leur ca­pa­ci­té à faire preuve de sub­ti­li­té, d'élé­gance. Ils se sont mon­trés hommes de lettres au­tant qu'hommes d'épée. Hommes de coeur, au­tant qu'hommes d'ac­tion.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.