GUINEE : LES AUTORITES BRI­TAN­NIQUES OUVRENT UNE ENQUETE POUR COR­RUP­TION PRESUMEE DANS L'AF­FAIRE RIO TIN­TO

La Tribune - - INTERNATIONAL - KHADIM MBAYE

L’agence an­ti-cor­rup­tion bri­tan­nique, le Se­rious Fraud Of­fice, vient d'ou­vrir une en­quête pour cor­rup­tion pré­su­mée contre Rio Tin­to. La sa­ga ju­di­ciaire qui écla­bousse l’en­tre­prise an­glo-aus­tra­lienne en Gui­née de­puis 2011 est loin de connaître son épi­logue et pour­rait en­core re­tar­der le pro­jet d’ex­ploi­ta­tion de la mine de fer de Si­man­dou, lan­cé par le géant mi­nier mon­dial en Gui­née fo­res­tière. L'onde de choc « Riot Tin­to » a fi­na­le­ment at­teint Londres. L'of­fice bri­tan­nique char­gée de tra­quer les dé­lin­quants fi­nan­ciers, le Se­rious Fraud Of­fice (SFO), ouvre une en­quête pour cor­rup­tion pré­su­mée contre le groupe mi­nier mul­ti­na­tio­nal an­glo-aus­tra­lien en Gui­née. Le SFO a fait cette an­nonce le 25 juillet dans un com­mu­ni­qué pré­ci­sant que l'en­quête est orien­tée sur des faits pré­su­més de cor­rup­tion et sur les ac­ti­vi­tés du groupe Riot Tin­to en Gui­née Co­na­kry. Des em­ployés ou per­sonnes as­so­ciées sont éga­le­ment dans le col­li­ma­teur de l'agence bri­tan­nique.

UN VERSEMENT OCCULTE DE 10 MIL­LIONS DE DOL­LARS

Cette nou­velle in­ves­ti­ga­tion sur les af­faires du groupe en Gui­née vient s'ajou­ter aux pro­cé­dures ju­di­ciaires lan­cées quelques mois plu­tôt par la po­lice fé­dé­rale aus­tra­lienne sur la sa­ga qui écla­bousse Riot Tin­to de­puis plu­sieurs an­nées dans le pays d'Al­pha Con­dé.

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