ENER­GIES RE­NOU­VE­LABLES ET SER­VICES, NOU­VEAUX MO­TEURS DE CROIS­SANCE POUR EDF ET EN­GIE

La Tribune - - ENTREPRISES - DO­MI­NIQUE PIALOT

En pré­sen­tant leurs ré­sul­tats se­mes­triels, les deux éner­gé­ti­ciens fran­çais ont af­fir­mé qu’ils étaient en ligne avec leurs plans de trans­for­ma­tion, et sou­li­gné le rôle crois­sant des éner­gies re­nou­ve­lables et des ser­vices éner­gé­tiques dans leurs ac­ti­vi­tés. Leurs di­ri­geants en­tre­tiennent à dis­tance la polémique sur la fin des ta­rifs ré­gle­men­tés d'élec­tri­ci­té. Les baisses de res­pec­ti­ve­ment 3,9% de la pro­duc­tion nu­cléaire et de 16% pour l'hy­dro­élec­tri­ci­té ont plom­bé les ré­sul­tats d'EDF sur le pre­mier se­mestre de l'an­née. Le chiffre d'af­faires s'éta­blit à 35,7 mil­liards d'eu­ros (-2,6%), pour un bé­né­fice net en baisse de 3,7% à 2 mil­liards d'eu­ros et un Ebit­da qui chute de 21,8% à 7 mil­liards d'eu­ros. Les « condi­tions de mar­ché » ont éga­le­ment pe­sé sur ces ré­sul­tats, no­tam­ment le dis­po­si­tif de l'Arenh (ac­cès ré­gu­lé à l'éner­gie nu­cléaire his­to­rique) qui con­traint l'opérateur na­tio­nal à vendre une par­tie de sa pro­duc­tion à ses concur­rents al­ter­na­tifs à un prix ré­gu­lé (au­jourd'hui fixé à 42 eu­ros le mé­ga­watt­heure) alors qu'il a dû dans le même temps s'ap­pro­vi­sion­ner à des ta­rifs de mar­ché au plus haut afin de faire face à la de­mande de ses clients. En outre, la pres­sion concur­ren­tielle a ro­gné sur les marges de l'opérateur.

L'ÉLEC­TRI­CI­TÉ, UN BE­SOIN ES­SEN­TIEL ET NON SUBSTITUABLE

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