VIE PRIVEE : LES PRA­TIQUES PEU SCRU­PU­LEUSES DE SA­RA­HAH, LA NOU­VELLE AP­PLI PHARE DES ADOS

La Tribune - - L'ENQUETE - SYL­VAIN ROL­LAND

Un ex­pert en sé­cu­ri­té in­for­ma­tique a dé­cou­vert que la mes­sa­ge­rie ano­nyme Sa­ra­hah, vé­ri­table phé­no­mène cet été avec dé­jà plus de 18 mil­lions d’uti­li­sa­teurs, col­lecte en toute opa­ci­té les don­nées per­son­nelles de ses uti­li­sa­teurs. L’en­tre­prise in­voque sa bonne foi. La belle suc­cess-sto­ry de Sa­ra­hah, le nou­veau ré­seau so­cial qui car­tonne chez les ados, s'en­tache d'une po­lé­mique. La faute à Za­cha­ry Ju­lian, un ana­lyste en sé­cu­ri­té in­for­ma­tique de la so­cié­té de con­seil amé­ri­caine Bi­shop Fox. En scru­tant le fonc­tion­ne­ment de la nou­velle ap­pli­ca­tion à la mode chez les ados, l'ex­pert a ré­vé­lé des pra­tiques peu scru­pu­leuses à l'égard des uti­li­sa­teurs.

SA­RA­HAH, LA MES­SA­GE­RIE ANO­NYME QUI CAR­TONNE CHEZ LES ADOS

Lan­cée en 2016, Sa­ra­hah est une mes­sa­ge­rie gra­tuite dont le suc­cès re­pose sur l'ano­ny­mat. Le prin­cipe : en s'ins­cri­vant, cha­cun per­met à ses contacts de lui en­voyer un mes­sage ano­nyme. Au­tre­ment dit, un mes­sage d'une fran­chise to­tale, puisque le des­ti­na­taire ne sait pas qui se cache der­rière. Une « nou­velle ex­pé­rience de com­mu­ni­ca­tion en ligne », d'après la star­tup. À l'ori­gine, son in­ven­teur, le Saou­dien Zain al-Abi­din Taw­fiq, vou­lait fa­vo­ri­ser les échanges « hon­nêtes » et les « cri­tiques construc­tives » dans le cadre de l'en­tre­prise.

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