LES EM­PLOIS AIDES D'UNE COM­MUNE ONT-ILS UNE UTILITE ?

La Tribune - - OPINIONS - HU­GO GAILLARD

Le gou­ver­ne­ment va ré­duire le nombre d’em­plois ai­dés. À l’aune du cas d’une com­mune sar­thoise, on peut es­ti­mer que ceux-ci ne sont pas in­utiles puis­qu’ils amé­liorent l’em­ploya­bi­li­té et rendent ser­vice. Par Hu­go Gaillard, Le Mans Uni­ver­si­té La nou­velle est tom­bée ré­cem­ment, le nombre d'em­plois ai­dés pro­po­sés aux en­tre­prises et aux ad­mi­nis­tra­tions fran­çaises va di­mi­nuer. Les in­quié­tudes concernent tous les sec­teurs et pu­blics : de l'enfance et l'édu­ca­tion, en pas­sant par le mi­lieu as­so­cia­tif, jus­qu'aux jeunes sans di­plômes.

UN DIS­PO­SI­TIF VIEUX DE 30 ANS

Les em­plois ai­dés ne sont pas une nou­veau­té en France. Ain­si, dès 1984, le Gou­ver­ne­ment Fa­bius met en place les tra­vaux d'uti­li­té col­lec­tive (TUC). Ces contrats pou­vaient être conclus par les jeunes de­man­deurs d'em­ploi ins­crits à l'Agence na­tio­nale pour l'em­ploi (ANPE, de­ve­nu Pôle em­ploi ) de­puis plus d'un an. Ils étaient ac­cueillis dans un or­ga­nisme por­teur d'une mis­sion de ser­vice pu­blic, pour une du­rée de 3 mois à un an, à mi-temps. Le dis­po­si­tif a été un suc­cès. En 1985, 40 % des sta­giaires ont été ac­cueillis dans des col­lec­ti­vi­tés lo­cales, et 27 % dans des as­so­cia­tions. La moi­tié d'entre eux n'avait au­cune ex­pé­rience pro­fes­sion­nelle avant le stage.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.