TE­LE­COM ITA­LIA : LE TON MONTE ENTRE ROME ET VI­VEN­DI

La Tribune - - NUMERIQUE - PIERRE MANIERE

La pré­sence de Vi­ven­di en tant que pre­mier ac­tion­naire de Te­le­com Ita­lia fait de plus en plus grin­cer des dents en Ita­lie. De­puis des se­maines, Rome sou­haite que le géant fran­çais des mé­dias re­con­naisse qu’il a bien pris le contrôle de l’opé­ra­teur his­to­rique. Ce que Vi­ven­di ré­fute. En Ita­lie, la dé­ci­sion ré­cente du gou­ver­ne­ment fran­çais de na­tio­na­li­ser les chan­tiers na­vals STX France au dé­tri­ment de l'ita­lien Fin­can­tie­ri ne passe pas. Et dans ce contexte, Rome ne sou­haite vi­si­ble­ment pas lais­ser Vi­ven­di ra­vir un groupe aus­si stra­té­gique que Te­le­com Ita­lia, l'opé­ra­teur his­to­rique, comme si de rien n'était. De­puis plu­sieurs se­maines, le gou­ver­ne­ment ita­lien mul­ti­plie ini­tia­tives pour que Vi­ven­di, pre­mière ac­tion­naire de Te­le­com Ita­lia (avec près de 24% du ca­pi­tal), re­con­naisse qu'il contrôle son « Orange » na­tio­nal. Il faut dire qu'en mai der­nier, le géant fran­çais des mé­dias a dé­cro­ché dix sièges sur quinze au con­seil d'ad­mi­nis­tra­tion, avant d'ob­te­nir, le mois sui­vant, la no­mi­na­tion d'Ar­naud de Puy­fon­taine en tant que pré­sident exé­cu­tif. Mal­gré ce­la, suite à une en­quête du gen­darme ita­lien des mar­chés fi­nan­ciers et d'une pro­cé­dure en­ga­gée par Rome, Vi­ven­di a dé­cla­ré, dans un com­mu­ni­qué pu­blié dé­but août, « qu'il consi­dère n'exer­cer au­cun contrôle de fait sur Te­le­com Ita­lia » . Le groupe de mé­dias l'as­sure :

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