CREDIT AGRI­COLE : LA SUR­TAXE A PENALISE LES BENEFICES L'AN DER­NIER

La Tribune - - LE DECRYPTAGE - DEL­PHINE CU­NY

La taxe ex­cep­tion­nelle im­po­sée par le gou­ver­ne­ment aux grands groupes pour com­pen­ser l'an­nu­la­tion de la taxe sur les di­vi­dendes a gre­vé de 326 mil­lions d'eu­ros le bé­né­fice net an­nuel de l'en­ti­té co­tée de la banque mu­tua­liste, qui a pro­gres­sé de 3,1% à 3,6 mil­liards d'eu­ros l'an der­nier. L'ac­tion chute en Bourse. [Ar­ticle mis à jour à 11h50] Les trois pa­trons des groupes ban­caires mu­tua­listes Cré­dit Agri­cole, BPCE et Cré­dit Mu­tuel, avaient pris la plume en no­vembre der­nier pour pro­tes­ter contre "l'in­jus­tice" de la taxe ex­cep­tion­nelle im­po­sée par le gou­ver­ne­ment aux 320 grands groupes de plus d'un mil­liard d'eu­ros de chiffre d'af­faires - des­ti­née à com­pen­ser le manque à ga­gner de l'an­nu­la­tion par le Con­seil consti­tu­tion­nel de la taxe sur les di­vi­dendes - alors que ces groupes versent peu ou pas de di­vi­dende, de par leurs sta­tuts. En vain. Et les ré­sul­tats an­nuels de Cré­dit Agri­cole S.A., l'en­ti­té co­tée en Bourse de la Banque verte, en portent les traces : une charge de 326 mil­lions d'eu­ros grève le bé­né­fice net an­nuel, qui a pro­gres­sé de 3,1% à 3,6 mil­liards d'eu­ros l'an der­nier. "Cette sur­charge fis­cale est très concen­trée sur quelques en­tre­prises, quelques éta­blis­se­ments, et no­tam­ment les éta­blis­se­ments qui ont une base fis­cale en France éle­vée", a dé­cla­ré Phi­lippe Bras­sac, le di­rec­teur gé­né­ral de Cré­dit agri­cole SA, lors d'une confé­rence de presse.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.