QUI EST LE PROPRIETAIRE DES DONNEES DE MA SANTE ?

La Tribune - - OPINIONS - KIM BOYER

Lors­qu’une per­sonne passe un exa­men mé­di­cal ou donne sa carte Vi­tale, elle pro­duit des in­for­ma­tions per­son­nelles. A l’oc­ca­sion des États gé­né­raux de la bioéthique, le point sur leur de­ve­nir. Par Kim Boyer, Uni­ver­si­té Pa­ris 2 Pan­théon-As­sas Cha­cun d'entre nous pro­duit une grande quan­ti­té de don­nées sur sa san­té, par­fois même sans le sa­voir. Ce peut être un taux de cho­les­té­rol, après s'être ren­du pour une prise de sang dans un la­bo­ra­toire d'ana­lyses ; un diag­nos­tic de trouble du rythme car­diaque, suite à un bi­lan réa­li­sé par le car­dio­logue ; un nombre de pas faits du­rant la jour­née, en­re­gis­tré au­to­ma­ti­que­ment par le smart­phone. La plu­part de ces in­for­ma­tions res­tent sur le pa­pier, dans un dos­sier à notre nom à l'hô­pi­tal, ou dans une che­mise car­ton­née à la mai­son. Mais elles se pré­sentent, de plus en plus, sous forme nu­mé­rique. Elles peuvent être sto­ckées sur notre or­di­na­teur per­son­nel ou notre smart­phone mais aus­si... ailleurs. Au­jourd'hui, je n'ai plus be­soin de me dé­pla­cer au la­bo­ra­toire d'ana­lyses ou d'at­tendre le cour­rier pour connaître mes ré­sul­tats. Il me suf­fit d'al­ler sur son site et de les té­lé­char­ger. Pra­tique ! Seule­ment, mon taux de cho­les­té­rol ou de fer reste sto­cké sur le ser­veur du la­bo­ra­toire. Quand je consulte un mé­de­cin dans son ca­bi­net, le rem­bour­se­ment de la Sé­cu­ri­té so­ciale tombe au­to­ma­ti­que­ment sur mon compte en banque, grâce à la carte Vi­tale. Pra­tique, là aus­si. Mais des in­for­ma­tions comme le nom du mé­de­cin que j'ai vu ou sa spé­cia­li­té sont conser­vées par l'As­su­rance-ma­la­die.

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