De 6 à 10 agents : la po­lice mu­ni­ci­pale se ren­force

De­puis le 2 jan­vier, la po­lice mu­ni­ci­pale s’est en­ri­chie de 4 nou­veaux agents et a re­cru­té un nou­veau chef de ser­vice. L’ob­jec­tif af­fi­ché est une meilleure pré­sence sur le ter­rain, di­rec­te­ment au contact avec la po­pu­la­tion.

La Vie Querçynoise - - La Une - MA­RIE-CÉ­CILE ITIER

« Je vais faire du concret, des ren­contres, des ob­jec­tifs à l’échelle de la ci­té » s’en­gage Phi­lippe Vo­narb, nou­veau res­pon­sable du ser­vice de la po­lice mu­ni­ci­pale de Ca­hors. Ar­ri­vé de­puis peu à Ca­hors, cet an­cien gen­darme qui com­man­dait une bri­gade ter­ri­to­riale dans l’Isère (15 gen­darmes étaient sous ses ordres), a quit­té l’ar­mée pour la po­lice mu­ni­ci­pale pour sa proxi­mi­té et le contact avec les ha­bi­tants. « La po­lice mu­ni­ci­pale se doit d’être proche des ha­bi­tants, des com­mer­çants. C’est ce contact qui me man­quait à la gen­dar­me­rie » pour­suit l’homme de 41 ans, qui s’est ins­tal­lé dans le Lot avec sa fa­mille, une ré­gion qu’ils ne connais­saient pas au­pa­ra­vant.

De 6 à 10

De 6 per­sonnes en 2017 - un res­pon­sable, un ad­joint et quatre agents - l’ef­fec­tif de la po­lice mu­ni­ci­pale passe donc à 10 en cette an­née 2018. Les per­sonnes re­cru­tées sont les 4 ASVP (agents de sur­veillance de la voie pu­blique) qui étaient en charge de sur­veiller le stationnement en ville. Cette com­pé­tence étant dé­sor­mais as­su­rée par l’en­tre­prise pri­vée Q-Park, les 4 agents ont été dans un pre­mier dé­ta­chés à la po­lice mu­ni­ci­pale le temps de leur for­ma­tion avant d’y être in­té­grés à l’is­sue. Trois d’entre eux se­ront en­tiè­re­ment mis­sion­nés sur le ter­rain et le qua­trième se­ra af­fec­té à l’ac­cueil du pu­blic et à la sur­veillance vi­déo. Ces quatre agents, ain­si que le nou­veau res­pon­sable, sont ac­tuel­le­ment en phase de for­ma­tion où ils al­ternent théo­rie et pra­tique, no­tam­ment au sein de dif­fé­rents corps de mé­tiers comme les pom­piers, la po­lice ou les tri­bu­naux. À par­tir du mois de sep­tembre, lorsque tous les agents au­ront ter­mi­né leurs stages, la po­lice mu­ni­ci­pale se­ra pré­sente tous les jours sur le ter­rain de 8 h à 20 h sans in­ter­rup­tion (contre 8 h-12 h, 14 h-17 h 30 au­pa­ra­vant).

Plus de pré­sence sur le ter­rain

Leur mis­sion se­ra sur­tout de gé­rer les pro­blèmes ren­con­trés au quo­ti­dien, no­tam­ment la pré­sence de mar­gi­naux avec la con­som­ma­tion d’al­cool sur la voie pu­blique ou la di­va­ga­tion de chiens non te­nus en laisse. Leur pré­sence se­ra donc ren­for­cée au­tour de sec­teurs dits « sen­sibles », rue de l’Uni­ver­si­té, au­tour du Ca­si­no place Fran­çois

Mit­ter­rand… « Nous se­rons à pied ou à vé­lo, une confi­gu­ra­tion idéale pour en­trer en contact avec les gens, en­ga­ger la conver­sa­tion… » ajoute Phi­lippe Vo­narb.

Des pa­trouilles se­ront éga­le­ment fré­quentes dans les quar­tiers de la pé­ri­phé­rie comme Terre Rouge, Sainte-Va­lé­rie ou

la Croix de Fer. « Moi et mon ad­joint se­rons éga­le­ment pré­sents au maxi­mum sur le ter­rain. Les actes de dé­lin­quance sont plus fré­quents en fin d’après-mi­di ou en soi­rée. Nous ren­for­ce­rons donc notre pré­sence à ces mo­ments-là. »

Si les mis­sions de la po­lice mu­ni­ci­pale sont dif­fé­rentes de celles de la po­lice na­tio­nale, toutes deux tra­vaillent en bonne in­tel­li­gence. « Nous avons une re­la­tion de confiance avec la po­lice na­tio­nale avec qui nous sommes en contact au moins deux fois par jour. Nous par­ta­geons les moyens ra­dios et ils nous sol­li­citent pour ré­cu­pé­rer les bandes de vi­déo sur­veillance »( si la po­lice peut vi­sion­ner les images des ca­mé­ras en temps réel, les en­re­gis­tre­ments sont gé­rés par la po­lice mu­ni­ci­pale qui les conserve du­rant 20 jours avant qu’ils ne soient écra­sés NDLR).

Serge Munte, ad­joint au maire de Ca­hors en charge de la proxi­mi­té et de la sé­cu­ri­té, ajoute « notre pre­mière de­mande au­près de la po­lice mu­ni­ci­pale est que les agents soient pré­sents, qu’il y ait tou­jours une équipe sur le ter­rain. Ca­hors n’est pas une ville avec une grande cri­mi­na­li­té, mais il y a des in­ci­vi­li­tés et nous sommes là pour faire res­pec­ter la tran­quilli­té des ha­bi­tants »

Le chef de ser­vice de la po­lice mu­ni­ci­pale Phi­lippe Vo­narb à droite, son ad­joint au centre et un agent en pa­trouille dans Ca­hors.

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