Al­ter­ca­tion avec un ar­bitre au Stade

La Voix du Cantal - - La Une -

Un homme com­pa­rais­sait de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel jeu­di 9 fé­vrier pour des faits peu cou­rants pour la ju­ri­dic­tion au­rilla­coise : « en­trée sur une aire de jeu d’en­ceinte spor­tive trou­blant le dé­rou­le­ment de la com­pé­ti­tion » .

Les faits sont très simples : à l’oc­ca­sion d’un match du Stade Au­rilla­cois, le 8 no­vembre 2014, un homme âgé de 69 ans est des­cen­du des tri­bunes à la fin de la ren­contre pour mettre une tape sur la tête de l’ar­bitre. «À la fin du match, vous vous êtes glis­sé par­mi les di­ri­geants quand les joueurs re­ga­gnaient les ves­tiaires. Vous étiez aga­cé de l’ar­bi­trage du match, et vous lui avez don­né une tape sur la tête » contex­tua­lise la pré­si­dente. « Oui, ré­pond le pré­ve­nu, après il m’a sa­von­né et il m’a dit qu’il pou­vait por­ter plainte. J’étais éner­vé » pour­suit-il.

Si un tun­nel dé­pliant au­rait dû être mis en place par me­sure de sé­cu­ri­té comme à la fin de chaque ren­contre, il se trouve qu’il n’était pas ins­tal­lé ce jour­là : « Toutes les me­sures de sé­cu­ri­té n’étaient pas réunies » ob­serve la pré­si­dente. Un ou­bli qui a va­lu, suite à l’ébrui­te­ment des faits, une amende de 5 000 eu­ros à l’as­so­cia­tion ain­si qu’une sus­pen­sion de match à do­mi­cile avec sur­sis de trois ans, une sanc­tion don­née par les hautes ins­tances du sport et du corps ar­bi­tral. « Le Stade Au­rilla­cois a su­bi des frais et de- mande ré­pa­ra­tion » in­tro­duit l’avo­cate de l’as­so­cia­tion consti­tuée par­tie ci­vile dans le dossier : « Une amende de 5 000 eu­ros ain­si qu’une sus­pen­sion de match en sur­sis. C’est une épée de Da­mo­clès au-des­sus de la tête du stade et ce n’est pas rien » pour­suit-elle de­man­dant près de 10 000 eu­ros (rem­bour­se­ment de l’amende, frais de dé­pla­ce­ment à Pa­ris, at­teinte à l’image…).

Le pro­cu­reur, qui dans ses ré- qui­si­tions de­mande une amende de 100 à 150 eu­ros ad­met « C’est un dossier rare pour notre ju­ri­dic­tion au­rilla­coise. Je m’in­ter­roge sur l’in­frac­tion car la com­pé­ti­tion n’était plus en cours, mais ter­mi­née. Il fau­drait une re­qua­li­fi­ca­tion en at­teinte à la sé­cu­ri­té ».

L’avo­cat du pré­ve­nu a plai­dé une re­laxe : « Ce mon­sieur a été re­çu par l’ar­bitre après les faits pour s’ex­pli­quer et ce­lui-ci n’a pas por­té plainte. Fi­na­le­ment, la seule qu’on lui re­proche, c’est d’être ren­tré dans l’en­ceinte. L’avo­cate de la par­tie ci­vile de­mande 10 000 eu­ros, mais s’ils ont eu une amende, c’est parce qu’ils n’ont pas res­pec­té le rè­gle­ment en terme de sé­cu­ri­té. Il y a un pro­blème dans le lien de cau­sa­li­té entre ce qu’a fait mon client et les res­pon­sa­bi­li­tés de l’as­so­cia­tion. Au­jourd’hui, il ne va plus au stade, il a trop honte » conclut l’avo­cat.

« Les me­sures de sé­cu­ri­té n’étaient pas réunies »

Après en avoir dé­li­bé­ré, le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d’Au­rillac a pro­non­cé une re­laxe.

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