Pour une vie meilleure et saine

La Voix du Cantal - - Cantal - A.C.R

Consi­dé­rée comme une ma­la­die de notre ci­vi­li­sa­tion mo­derne, l’obé­si­té touche de plus en plus de per­sonnes à tra­vers le monde. Dans le Can­tal, ce sont près de 20 000 per­sonnes qui sont concer­nées. Pour pal­lier à cette ma­la­die, l’hô­pi­tal d’Au­rillac pro­pose un sui­vi com­plet, qui per­met une prise en charge to­tale du pa­tient grâce à une équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire com­po­sée de 30 spé­cia­listes.

De­puis son ou­ver­ture en 2011, l’uni­té obé­si­té du centre hos­pi­ta­lier d’Au­rillac traite de 105 à 120 per­sonnes par an. Condi­tion numéro une pour être ad­mis dans le pro­gramme, avoir un IMC (in­dice de masse cor­po­relle) su­pé­rieur à 35. Tou­te­fois, l’obé­si­té est consi­dé­rée comme telle à par­tir d’un IMC de 30.

Vu comme un pro­blème de santé pu­blique, l’obé­si­té et son trai­te­ment sont pris en charge à 100 % par la sé­cu­ri­té so­ciale : « Ce n’est pas un pro­ces­sus pu­re­ment es­thé­tique mais avant tout un tra­vail pour re­don­ner confiance en soi et mettre en place un chan­ge­ment du­rable » pré­cise le chi­rur­gien Waël Ab­dal­lah.

La plu­part du temps, les pa­tients ar­rivent dans le ser­vice sous l’im­pul­sion de leur fa­mille. Dans cer­tains cas, le dé­clic vient na­tu­rel­le­ment.

Avant d’en­ta­mer le pro­ces­sus de gué­ri­son, une jour­née d’exa­men per­met de dé­fi­nir les axes prio­ri­taires du trai­te­ment. La jour­née dé­bute à 8 h 30 et per­met un bi­lan per­son­na­li­sé. Sur la jour­née, le pa­tient ren­con­tre­ra un car­dio­logue, pneu­mo­logue, gas­tro- en­té­ro­logue, psy­cho­logue, édu­ca­teur spor­tif… Plus des exa­mens com­plé­men­taires. Le but ici et de « faire un état des lieux » et de dis­cu­ter à l’is­sue des exa­mens avec le pa­tient, pour com­men­cer le sui­vi in­ter­dis­ci­pli­naire.

« Il faut que nos pa­tients connaissent leur état de santé pour qu’il puisse avoir en­vie de chan­ger. Il faut com­prendre pour­quoi sor­tir de ce cycle in­fer­nal pour en en­ta­mer un ver­tueux » in­dique le doc­teur Bau­dart, psy­cho­logue du pro­gramme.

Par la suite, le pro­ces­sus de gué­ri­son peut s’éta­ler d’un à vingt quatre mois, se­lon la vo­lon­té et la mo­ti­va­tion du pa­tient. Dans cer­tains cas, la chi­rur­gie ba­ria­trique rentre en compte. L’opé­ra­tion n’est tou­te­fois réa­li­sée qu’en deuxième temps, après une perte de poids si­gni­fi­ca­tive. Étu­diée au cas par cas, la chi­rur­gie n’est pas né­ces­saire et/ ou obli­ga­toire, elle vient en ren­fort du trai­te­ment clas­sique. Le che­mi­ne­ment clas­sique consiste à un sui­vi dié­té­tique et une re­prise des ac­ti­vi­tés phy­siques.

L’équipe de 30 spé­cia­listes, per­met un trai­te­ment unique et per­son­na­li­sé.

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