« On va prendre ça en main, au ni­veau du BIVC »

La Voix du Sancerrois - - Cher Nord / Val De Loire -

◗ « Il n’y a pas grand­chose à faire », ex­plique le tech­ni­cien SI­CA­VAC, évi­ter de tra­vailler les sols avant le gel, ar­rê­ter l’ébour­geon­nage ».

Des moyens de lutte ac­tive contre le gel existent ce­pen­dant, ils doivent être mis en place à l’avance. Les four­nis­seurs de bou­gies ont été très vite en rup­ture de stock, ces der­niers jours.

Quin­cy : la le­çon du pas­sé et du gel de 2016

À Quin­cy, à l’ouest de Bourges, les vi­gne­rons, mar­qués par le gel de 2016, sont pas­sés à l’of­fen­sive avant d’at­tendre avril 2017. « Ils ont ins­tal­lé vingt­trois éo­liennes, à 45.000 € pièce, qui pro­tègent deux à trois hec­tares cha­cune. Elles sont déjà rem­bour­sées ! », es­time Em­ma­nuel Char­rier, co­pré­sident du Bu­reau In­ter­pro­fes­sion­nel des Vins du Centre, à San­cerre. Et de ci­ter l’em­ploi, à Pouilly­sur­Loire, la se­maine pas­sée, d’une éo­lienne mo­bile, so­lu­tion moins coû­teuse que le re­cours à un hé­li­co­ptère… Il as­sure : « On va prendre ça en main, au ni­veau du BIVC ! » Plu­sieurs réunions de crise ont eu lieu à Pouilly et en Co­teau du Gien­nois, pour évo­quer l’ac­tua­li­té et l’ave­nir. Em­ma­nuel Char­rier est de ceux qui sont per­sua­dés de de­voir bous­cu­ler les choses : « Il est urgent de prendre une dé­ci­sion. Des four­nis­seurs pro­posent des éo­liennes pour de pe­ tites sur­faces de quelques hec­tares. Et nous de­vons étu­dier la pos­si­bi­li­té d’ai­der de jeunes vi­gne­rons tou­chés par le gel ». Des col­lègues avancent d’autres idées d’ac­tions col­lec­tives de lutte contre le gel, or­ga­ni­ser les forces vives sur le ter­rain, pré­voir un stock de chan­delles, mettre en place au sein de la pro­fes­sion, un fonds d’aide ou d’in­dem­ni­sa­tion.

Une mau­vaise ré­colte à cause du gel et c’est toute l’économie san­cer­roise qui tousse…

As­su­rance, mau­vais plan

La le­çon ti­rée du gel de 2016, par les as­su­reurs, ne fait pas l’af­faire des vi­gne­rons as­su­rés : « Les as­su­rances ne jouent pas le jeu, les co­ti­sa­tions sont très chères et on paie une très grosse fran­chise. Jus­qu’à 2016, ils rem­bour­saient une par­tie des pertes se­lon le cours des vins. Cette an­née, ce n’est plus que la moi­tié. Ce­la n’a plus de sens. On ne peut pas se lais­ser faire… », ex­plique un vi­gne­ron.

Les par­celles qui gèlent ne sont pas tou­jours les mêmes, ce­la va­rie avec le vent… L’an­née 2017 pré­sente des si­mi­li­tudes avec 2016, il, est vi­si­ble­ment temps de pen­ser à d’autres pa­rades.

(PHO­TO : DR)

Bat­te­rie d’éo­liennes an­ti­gel ef­fi­caces.

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