Isa­belle Bau­dewyns, au bout de l’ef­fort

La Voix du Sancerrois - - Sancerre - H. M.

San­cer­roise d’adop­tion, Isa­belle Bau­dewyns est une ath­lète tout-ter­rain, gé­né­reuse sur les pe­louses de ho­ckey et vo­lon­taire dans l’ef­fort, jusque dans la boue, pour le dé­pas­se­ment de soi et la ca­ma­ra­de­rie.

Der­niè­re­ment, Isa­belle Bau­dewyns s’est sur­pas­sée le temps d’un par­cours de com­bat­tantes, Muddy An­gels, une ex­pé­rience dif­fi­cile, certes, mais riche sur le plan hu­main.

« C’est chouette comme ex­pé­rience, ce­la va­lo­rise le dé­pas­se­ment de soi, mais ce n’est pas un ma­ra­thon des sables ! C’est un par­cours de cinq ki­lo­mètres se­mé d’obs­tacles, où l’on évo­lue dans la boue. Les obs­tacles ne sont pas si dif­fi­ciles, on di­rait plus des dé­cors de ci­né­ma. Et il y a une bande de pho­to­graphes pro­fes­sion­nels qui font des pho­tos gé­niales ! Fi­na­le­ment, c’est quelque chose d’hy­per­ac­ces­sible, qui ne de­mande pas de pré­pa­ra­tion par­ti­cu­lière. »

Isa­belle s’est en­ga­gée à cette épreuve avec un groupe d’amies. Sur les cinq pré­vues, deux ont fait faux­bond. De ce fait, les épreuves col­lec­tives ont été plus dif­fi­ciles, comme par exemple lors­qu’il a fal­lu por­ter une coé­qui­pière, à deux au lieu de quatre…

Le bi­lan hu­main de cette course est très po­si­tif : « La course, je l’ai faite car une co­pine m’en avait par­lé, elle a fait un can­cer il y a un an et de­mi et avait per­du une amie de cette même ma­la­die… On s’est su­per bien amu­sé, mais on a re­gret­té une or­ga­ni­sa­tion per­fec­tible, des douches in­suf­fi­santes avec l’eau froide ».

Trop « com­mu­ni­ca­tion », rien pour la re­cherche

Si cha­cune a bien « di­gé­ré » la boue, il res­sort de cette course, un sen­ti­ment désa­gréable d’avoir par­ti­ci­pé à une opé­ra­tion de com­mu­ni­ca­tion, faus­se­ment pré­sen­tée comme contri­buant à la re­cherche mé­di­cale contre le can­cer. À tel point qu’un mou­ve­ment s’est créé, exi­geant que 4 eu­ros au moins soient ver­sés au mi­lieu mé­di­cal, sur les 45 eu­ros de l’en­ga­ge­ment ! Cette prise de po­si­tion n’est pas un cas iso­lé, en ma­tière d’épreuves spor­tives fé­mi­nines, hé­las…

Et Isa­belle de conclure : « Si­non, pour l’as­pect lu­dique, ce­la reste une belle aven­ture. C’est la pre­mière fois que je vis une telle aven­ture, où je me re­trouve dans la boue, bas­kets trem­pées, vi­sage dé­gou­li­nant. C’est ri­go­lo, d’être réunies sur ce par­cours même s’il y a cô­té un peu trop « Hol­ly­wood » ! J’y re­tour­ne­rais bien, on en a par­lé avec Em­ma. Mais plus fa­ci­le­ment si une somme est re­ver­sée à la re­cherche. J’ai si­gné la pé­ti­tion en ce sens. Et je vou­drais des obs­tacles un peu plus dif­fi­ciles. Tout le monde n’a peut­être pas la même lec­ture ! »

Avant de re­le­ver d’autres dé­fis, Isa­belle veut re­po­ser son dos. Les com­pé­ti­tions de ho­ckey re­prennent en sep­tembre. Et elle pré­pare des voyages dans le dé­sert, de trek et dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel.

Isa­belle Bau­dewyns (au centre), sou­riante mal­gré la boue.

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