Laurent Pa­biot, entre bi­lan et pro­jets

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR JEAN-BAP­TISTE BO­TEL­LA jean-bap­tiste.bo­tel­la@cen­tre­france.com

Maire de San­cerre de­puis trois ans, Laurent Pa­biot fait un point d’étape sur cette nou­velle fonc­tion. Entre bi­lan et am­bi­tions.

C’est votre pre­mier man­dat de maire. Quel re­cul vous avez sur votre élec­tion et votre évo­lu­tion dans cette fonc­tion ?

Si je me suis pré­sen­té c’est parce que j’avais en­vie de le faire. Per­sonne ne m’a pous­sé.

Au dé­but, il y a eu une phase de dé­cou­verte. Puis après on fait le tri entre les choses im­por­tantes et celles qui le sont moins. Et puis, en trois ans, les choses ont avan­cé. Ra­pi­de­ment après votre élec­tion, vous avez sou­hai­té mettre l’ac­cent sur l’at­trac­ti­vi­té. On en est où au­jourd’hui ?

On a mis 1,1 mil­lion à Cha­vi­gnol, puis on a conti­nué sur la ré­no­va­tion de l’éclairage pu­blic puis­qu’on avait 40 % de l’éclairage pu­blic qui était éner­gi­vore. On a in­ves­ti, grâce no­tam­ment à des sub­ven­tions.

Ce­la nous a per­mis de faire des éco­no­mies. Sur cer­taines rues on di­vise même la fac­ture par cinq. En glo­ba­li­té, ça se­ra 30 % d’éco­no­mie sur l’éclairage pu­blic.

On s’est aus­si at­ta­qué au ré­seau d’eau po­table qui en­dom­mage nos rues car il est ob­so­lète. Puis on a fait beau­coup de tra­vaux sur les bâ­ti­ments pu­blics. On a aus­si chan­gé le mo­bi­lier ur­bain, c’était dans la stra­té­gie d’at­trac­ti­vi­té, mais aus­si dans du ma­té­ riel pour les ser­vices tech­niques afin de rendre la ville plus propre.

Et puis, comme San­cerre est très vi­si­té et que l’on a éga­le­ment une vraie vo­lon­té de faire re­ve­nir des ha­bi­tants, il faut que les mai­sons changent de mains. Et pour ce­la il faut pou­voir se ga­rer, qu’il y ait des com­merces… C’est pour ce­la que vous avez lan­cé un vaste de pro­gramme de ré­fec­tion des voi­ries et de créa­tion de places de par­king ?

Oui, il y a la place du Sou­ve­nir, les Rem­parts. On va aus­si faire la route des Val­lons à la ren­trée pour élar­gir la route et faire des trot­toirs.

Notre vo­lon­té c’est d’en­ga­ger un cen­time lorsque l’on est cer­tain d’avoir le maxi­mum de sub­ven­tions. Les tra­vaux de voi­rie vont re­prendre après les ven­danges ?

Oui, fin oc­tobre. Pour la saison es­ti­vale 2018, on de­vrait donc avoir une voi­rie en meilleur état et plus de places de par­king à San­cerre.

Mais le cadre de vie, c’est aus­si la si­gna­lé­tique dy­na­mique. Par exemple, on va ins­tal­ler avec la saison pro­chaine des pan­neaux d’af­fi­chage lu­mi­neux qui don­ne­ront les places de par­king dis­po­nibles dans San­cerre.

L’ob­jec­tif de tout ce­la est de chan­ger la vie au quo­ti­dien, d’in­cul­quer un nou­vel état d’es­prit et sur­tout re­don­ner du souffle à la ville, de la flui­di­té. Il faut que la ville soit plus agréable pour les vi­si­teurs mais sur­tout pour les ha­bi­tants. Avez-vous l’en­vie de rendre le centre-ville pié­ton ?

Je ne sais pas en­core. Peut­être juste le wee­kend mais avec un ac­cès pour les ha­bi­tants et les ri­ve­rains. Mais on a en­core des dis­cus­sions à avoir. La com­mune a été re­te­nue dans le dis­po­si­tif Nou­veaux es­paces pro­té­gés. Ce­la consiste à quoi ?

Un élu est blo­qué par un cer­tain nombre de choses, comme des mai­sons qui tombent. Ce dis­po­si­tif de­vrait donc per­mettre d’agir. Ain­si par exemple, pour sau­ve­gar­der le pa­tri­moine des centres­villes pour­quoi ne pas pas­ser par de la dé­fis­ca­li­sa­tion ?

D’avoir été dé­si­gné par l’État de­vrait pou­voir nous don­ner les ou­tils pour agir. Vous par­lez de tra­vaux, de re­dy­na­mi­sa­tion, de cadre de vie, mais pour tout ce­la, il faut avoir des fi­nan­ce­ments…

Dans mon es­prit, il y a une vraie lo­gique pour San­cerre. L’at­trac­ti­vi­té passe donc par des rues où l’on peut se ga­rer, où les ha­bi­tants et les tou­ristes se sentent bien, mais aus­si par du com­merce. Et pour tout ce­la, on a bien sûr be­soin d’ar­gent. Voi­là pour­quoi on a pris la dé­ci­sion de se sé­pa­rer de cer­tains bâ­ti­ments. Des bâ­ti­ments qui doivent avoir un autre des­ti­né.

Notre vo­ca­tion n’est pas d’être mar­chand de biens. Au­jourd’hui, on n’a plus les moyens d’avoir tous ces bâ­ti­ments et de les en­tre­te­nir. Vous avez l’am­bi­tion de rendre San­cerre plus belle. Avez­vous pen­sé au la­bel Plus beau vil­lage de France ?

Pour l’ins­tant, je ne sais pas. Alors peut­être qu’on l’au­ra un jour mais on a en­core beau­coup de choses à faire.

La fi­na­li­té de l’his­toire, c’est donc d’avoir un cadre de vie agréable et de ra­me­ner des ha­bi­tants sur San­cerre. Si on pou­vait re­ga­gner 200 ou 300 ha­bi­tants ça se­rait pas mal. Mais ça se­ra un tra­vail de longue ha­leine.

« En trois ans, les choses ont avan­cé. »

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